Catégorie : Portraits d’acteurs culturels gersois

  • Portrait d’artiste – Patrick Huysman

    Portrait d’artiste – Patrick Huysman

    Comédien, marionnettiste, auteur

    Patrick Huysman tombe dans la marmite par hasard, en 1978, au Théâtre des Jeunes de la Ville de Bruxelles – compagnie de Théâtre exclusivement tournée vers le jeune public – dirigé par Marcel Cornelis. Une expérience rare et fabuleuse, puisqu’il y apprend toutes les facettes de la création théâtrale : régie lumière, régie son, construction et montage des décors, couture, soudure, menuiserie, électricité, escrime, chant, écriture, et accessoirement, à jouer… sur le tas.

    En 1985, il rencontre Lassaad Saïdi – assistant de Jacques Lecoq – qui ouvrait son école à Bruxelles, où il suit une véritable formation pendant 3 ans. A la sortie de l’école, il fonde la Cie Sac à Dos avec son épouse rencontrée à l’école et poursuit dans la voie du jeune public. S’en suivent 30 années de créations et de tournées à travers l’Europe – et même un peu en dehors.

    En 2014, ils découvrent le Gers et y achètent une vieille ferme, aménagent une salle de répétition, et s’y installent à demeure en mars 2021. Ils fondent une association, La Maison d’Arsène, qui a pour objet la création et la production de spectacles, mais aussi l’assistance et l’accompagnement des jeunes et moins jeunes créateurs par la mise à disposition d’un lieu de résidence et aussi, en projet mais pas tout de suite, un (petit) festival dédié à la marionnette. A suivre…

  • Portrait d’acteur culturel #12

    Portrait d’acteur culturel #12

    Noé Audollent, Luthier « Noé Guitares » à Auch

    Copyright photos : Nicolas Buffat

    Artisan Luthier Installé à Auch, j’ai nommé mon atelier et mes instruments d’après mon prénom, Noé, « Noé Guitares » ! Je suis spécialisé dans la fabrication de guitares et basses électriques sur mesure. Chaque instrument est unique et taillé spécialement pour répondre au besoin du musicien. J’ai une vision assez moderne de la conception des instruments (pour répondre à des critères de confort de jeu, d’ergonomie et de stabilité), que j’allie à une approche traditionnelle de la lutherie, dans le choix des bois et dans les méthodes de travail. Je m’efforce d’apporter une réponse complète et cohérente aux besoins des musiciens. J’interviens également sur les guitares et basses pour les personnalisations, réglages ou réparations et également sur les instruments acoustiques.

    Pour résumer mon parcours : j’ai commencé à m’intéresser à la lutherie en même temps que je me suis mis à jouer de la guitare, vers mes 14 ans. Je me suis très vite senti beaucoup plus proche et passionné par l’instrument en tant qu’objet que par la pratique en elle-même. Les bois utilisés et les techniques mis en œuvre me fascinaient. J’ai d’abord passé un bac de menuiserie, plus accessible, cela a fini de me faire tomber amoureux du bois. C’était sûr, pour allier mes deux passions, la fabrication de guitares semblait tout indiquée !

    J’ai donc ensuite réalisé plusieurs stages chez des luthiers un peu partout en France dans l’idée de me confronter à la réalité du travail, et par la même continuer doucement ma formation. J’ai notamment réalisé plusieurs stages longs chez Hugo Mermet, Mermet Guitar, qui a fini par me garder à ses côtés, assurant ainsi toute ma formation, puis m’a transmis son atelier lors de son déménagement en Californie. J’ai lancé à ce moment-là mon entreprise dans les locaux qu’il libérait à Montpellier. Et 3 ans plus tard, pour retrouver un peu de fraîcheur et de verdure, me voici dans le Gers !

  • Portrait d’artiste – Camille Lecoeur

    Portrait d’artiste – Camille Lecoeur

    Artiste & artisan du bâtis ancien

    Après une formation Scientifique, Camille Lecoeur se dirige vers des études de psychologie à Paris, souhaitant porter du soin à autrui. Quatre années plus tard il ressent le besoin de retrouver une discipline physique et de développer ses capacités artistiques. Il se souvient alors de cette photo emblématique de lui à dos d’éléphant lors d’un spectacle de cirque traditionnel, il tombe par hasard sur une balle de contact oubliée lors d’un tournage et choisi alors de s’inscrire aux cours loisirs d’une école de cirque Parisienne. 

    Au bout d’une année, la confiance de la directrice et des professeurs le conforte dans cette pratique. Il se lance dans cinq années de formation artistique au sein d’écoles de cirque contemporain en France et en Espagne. Il développe sa spécialité, les équilibres sur les mains et approfondie l’acrobatie, les portés ainsi que la jonglerie.

    Il initie en parallèle un travail autours de la danse butô et du théâtre équestre.  Son appétit naturel pour la découverte et le voyage l’emmène sur les routes et les océans entre l’Europe, le Cap Vert, les Caraïbes et l’Amérique du Sud. Utilisant le spectacle comme vecteur de rencontre, de projet et d’émerveillement il crée de nombreux projets artistiques nomades tout en ayant un pied dans le Gers où il aide ses parents au cœur de leur projet de théâtre équestre.

    Le décès d’un membre de sa famille entraine son retour dans le Gers et lui offre la possibilité d’acheter le Château de Belmont. Commence alors la folle et grande histoire du Château-Neuf Des Peuples.   Accompagné d’une équipe il développe un projet artistique et culturel, accessible à tous, en proposant des espaces de création, de représentation et de convivialité.

    Sur ce lieu, se croise les artistes de cirque, des artisans, des volontaires, des services civiques, des compétences de tous horizons, tous au service d’une dynamique territoriale.

    Aujourd’hui, pour accompagner cette activité culturelle, Camille Lecoeur, devenu Artisan du bâtis ancien, co-organise des grands chantiers de rénovation afin de redonner à voir toute la richesse patrimoniale que représente le site du Château de Belmont. 

  • Portrait d’acteur culturel #11

    Portrait d’acteur culturel #11

    Jocelyne Sanson, bénévole au CLAN

    Il y a plus de trente ans j’ai adhéré au CLAN, association Culture Loisir Animation Nogarolienne, en participant à l’atelier Histoire.
    De part ma formation en Histoire, les domaines artistiques et culturels m’ont toujours intéressé et attisé ma curiosité.
    Le Clan est une structure au service des citoyens animée par des bénévoles motivés et
    passionnés. Cela m’a semblé naturel de participer au fonctionnement, à l’évolution de
    l’association en faisant partie du CA et du bureau pendant quelques années.

    En 2015, l’association est devenue Centre Social. Pour que les adhérents participent à la vie de la structure, des commissions ont été créées dont la commission culturelle. J’anime cette commission avec une dizaine de bénévoles qui ont à cœur de proposer une programmation annuelle avec des spectacles variés, s’adressant au public le plus large et en nouant des partenariats. Mais c’est aussi des conférences initiées par l’atelier Histoire et surtout depuis 2018, notre festival de théâtre amateur, Festi’Théâtre où de nombreux bénévoles répondent présents.
    Me concernant, cela représente une aventure humaine et un enrichissement personnel indéniables.

  • Portrait d’artiste – Moussa Sow

    Portrait d’artiste – Moussa Sow

    Comédien, poète, slameur

    Moussa Sow de son nom d’artiste MUWOSSA est un artiste comédien, poète/slameur sénégalo-gersois. Muwossa est le programmateur du premier festival de slam dans le departement du Gers 32, (Valence Ton Slam).

    Il est reconnu en tant que talent international par l’administration française en 2019.« NADIR OU ZÉNITH » est le titre de son dernier album de slam/poésie sorti en 2020 et disponible en version physique et numérique sur toutes les plateformes de streaming musical. 

    Il vient aussi de signer son second recueil de poèmes « MANQUEMENT » aux éditions Le Lys Bleu Éditions.

  • Portrait d’acteur culturel #10

    Portrait d’acteur culturel #10

    Athur Jullien, animateur pédagogique à l’OCCE

    Arthur JULLIEN arrive à l’OCCE (Office Centrale de la Coopération à l’École) du Gers en 2010. Après une première expérience d’animateur dans une ZEP, à mener des projets jardin et théâtre, il se pose des questions sur la pédagogie de projet, pour que les enfants donnent du sens à leurs journées à l’école. Son parcours universitaire l’avait amené à faire de la recherche en histoire contemporaine. Il cherche désormais à capter l’attention des enfants.La pratique de la scène est à ce moment une activité estivale, entre ami.e.s, du pur divertissement.

    A son arrivée à l’OCCE du Gers en 2010, Arthur découvre un projet artistique mûri par l’OCCE national :  Théâ. Une équipe de bénévoles, dont Sandrine Jobard, anime localement le projet et très vite il perçoit la portée émancipatrice de cette mise en corps de textes dramatiques contemporains. Nombre d’enfants, dits réservés ou agités, se découvrent une place dans un collectif. Arthur y rencontre la Compagnie Kiroul, qui accompagne déjà Théâ, et notamment Dimitri Votano. Son approche sensible et exigeante à la fois embarque les enfants et les pousse à des prises de risque épanouissantes.

    Arthur se forme donc à l’accompagnement de ce projet par les formations OCCE : des chorégraphes, des metteurs et metteuses en scène proposent des pistes de travail à des groupes mixtes (professeur.e.s des écoles, animateurs.trices OCCE, artistes associés). La rencontre avec les auteurs.trices et avec leurs textes déclenche aussi une envie de lecture et de partage avec les enseignant.e.s. Des rendez-vous à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon conforte encore cet élan.

    Arthur s’applique depuis à créer des ponts entre les écoles, les compagnies, les lieux de diffusion, et les autres partenaires de l’École, afin que les enfants bénéficient de rencontres artistiques de qualité et que les enseignant.e.s soient formé.e.s.

    Sortir de l’école, faire entrer le monde dans l’école, voici deux missions de l’OCCE, dans lesquelles Arthur s’est investi, tant elles apportent aux enfants, qui restent marqués par ces émotions. Après 10 années à mener Théâ, voir des élèves transformés en quelques mois, et qui s’en souviennent des années après, est toujours une motivation.

  • Portrait d’artiste – Gaëlle Olsen

    Portrait d’artiste – Gaëlle Olsen

    Comédienne, auteure, metteuse en scène

    Copyright photos : Isasouri

    Au moment de choisir une formation théâtrale, Gaëlle Olsen s’est tournée vers l’école Claude Mathieu, réputée pour son exigence face aux textes. L’apprentissage classique de l’interprétation, le rapport aux mots, la rigueur technique étaient autant de fondamentaux qu’elle voulait maîtriser.

    Sa formation a été complétée au fil du temps par une approche du clown ou encore du théâtre d’objets, par des expériences théâtrales allant des classiques aux textes plus contemporains, voire expérimentaux.

    Porter un texte, des mots, les donner à entendre, leur donner du corps est au coeur de son travail – théâtre, voix parlée, voix de documentaires, fictions sonores, audiolivres…

    Après avoir commencé sa carrière à Paris, notamment au Théâtre de l’Est Parisien, sous la direction de Guy Rétoré, avoir joué de grands auteurs, comme Marguerite Duras, Slawomir Mrozek, Thomas Bernhard, Gaëlle Olsen s’installe dans le Sud-Ouest en 2001 et y recentre son activité, jouant des pièces classiques dans de nombreux festivals.

    La création de la compagnie J’ai Pas Sommeil, en 2012, marque une nouvelle étape de son parcours, grâce à l’écriture de ses propres spectacles. Dans le brouhaha du monde, elle tend l’oreille au chuchotement des drames intimes.Les pièces qu’elle crée naissent d’un objet, d’un mot, d’une rencontre et s’élaborent avec le concours d’artistes de champs d’expression différents : musiciens, plasticiens, vidéastes, costumiers, circassiens.

    Parallèlement à ce travail de création, Gaëlle continue à collaborer à des projets d’autres artistes,à porter des textes et des personnages, à incarner les mots, à donner sa voix, sur scène ou devant une caméra.

  • Portrait d’acteur culturel #9

    Portrait d’acteur culturel #9

    Nelly Despax, trésorière de la FDSM32

    Nelly Despax commence la musique à l’âge de 9 ans par la pratique du violon avec Melle Ducousso à Montréal, bastide gersoise dont elle est originaire. Elle étudie ensuite la flûte traversière avec Albert Mazères.

    Tout en poursuivant son apprentissage de la flûte, Nelly entame des études de Commerce International à Bayonne et de Sciences Economiques à Toulouse. Elle obtient son Diplôme de Fin d’Etudes avec un premier prix.Elle met alors ses talents pédagogiques au service des plus jeunes en devenant professeur de flûte traversière et de formation musicale dans diverses écoles gersoises : à Montréal du Gers, Condom, Lupiac et Vic-Fezensac.

    Pendant de nombreuses années, en partenariat avec l’ADDA du Gers, Nelly et nombre de ses collègues participent à des formations et à la structuration de l’apprentissage musical gersois.Chaque été depuis plus de 20 ans, Nelly Despax anime, avec Lise Dagatti, des stages de flûte traversière. Elle participe également à des concerts dans notre région en tant que soliste.

    Trésorière de la Fédération des Sociétés Musicales du Gers (FDSM32), Nelly s’investit activement à la dynamique musicale de notre territoire.Directrice de l’Harmonie de Vic-Fezensac dès novembre 2001 pendant près de 18 ans, puis Présidente de l’Ensemble Musical de l’Armagnac, elle œuvre aujourd’hui à la direction de l’Harmonie Union Montréalaise depuis septembre 2010 et est Co-Directrice de l’Ecole de musique de Montréal.

  • Portrait d’artiste – Clément Bondu

    Portrait d’artiste – Clément Bondu

    Ecrivain, metteur en scène et cinéaste

    Copyright photo : Matthieu Edet

    Né en 1988, Clément Bondu est écrivain, metteur en scène et cinéaste. Il a suivi des études de lettres à l’École Normale Supérieure de Lyon et de théâtre au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. Ses textes rassemblent poésie, récits, théâtre, livrets d’opéra. Ses films jouent aux limites du documentaire et de la fiction. Ses spectacles sont portés par sa compagnie Année Zéro, implantée à Auch.

    En 2013, il publie son recueil de poèmes Premières impressions (L’Harmattan).

    En 2016, il crée avec le compositeur Jean-Baptiste Cognet le spectacle musical Nous qui avions perdu le monde (1ère partie, le jeune homme aux baskets sales)à la Chartreuse – Centre National des Écritures du Spectacle. Le texte est lauréat de la SACD-Beaumarchais.

    En 2017, il réalise son premier court-métrage : L’échappée. Il est pensionnaire pour trois mois à la Residencia de estudiantes de Madrid, où il écrit L’Avenir, texte lauréat de l’aide à la création d’ARTCENA .

    En 2018, il est en résidence aux Plateaux Sauvages (Paris) où il créé L’Avenir dans une performance théâtrale.

    En 2019, il crée Les Adieux (Nous qui avions perdu le monde, 2ème partie) au Théâtre de la Cité internationale à Paris. Puis il est intervenant avec la promotion 2019 de l’École Supérieure d’Art Dramatique de Paris pour l’écriture et la mise en scène du spectacle Dévotion dont la création a lieu le 5 juillet 2019 dans le cadre du 73ème Festival d’Avignon. Il poursuit son travail de cinéaste avec Nuit blanche rêve noir (26 min, Kalpa Films) écrit et réalisé avec François Hébert.

    En 2020, il écrit le livret d’Inferno, pièce pour orchestre et chœur sur une musique de Nuno Da Rocha – première le 23 janvier à la Fondation Gulbenkian de Lisbonne. Il est en résidence d’écriture à Milos (Grèce) pour le Festival International de théâtre.

    En 2021, il réalise son troisième court-métrage, Lettre de Buenos Aires (Kalpa films / Ce Beau Hasard), et publie son second livre de poèmes : Nous qui avions perdu le monde (La Crypte).

    Son premier roman, Les étrangers, paraîtra en août 2021 aux éditions Allia.

  • Portrait d’acteur culturel #8

    Portrait d’acteur culturel #8

    Gwenaël Prud’homme, responsable culturel ville de Samatan

    Gwenael Prud’homme, un responsable culturel infinitésimaliste

    Gwenaël Prud’homme vient d’être nommé responsable culturel de la Ville de Samatan. Il s’occupe à la fois de l’espace culturel Guy Bordes (comprenant une médiathèque et une salle de spectacle) et du développement culturel de Samatan.

    Fils de proviseur, ayant vécu dans les établissements scolaires, son premier contact avec la culture passe avant tout par les livres. Il les côtoie dans les étagères remplies des Centre de Documentation et d’Information qu’il parcourt luxueusement seul, le dimanche, après un samedi passé à jouer au football aux quatre coins de la Lorraine.

    Après un double Master en administration publique (Sciences Po Bordeaux) et en ingénierie culturelle (Université Bordeaux Montaigne), Gwenael Prud’homme s’investit dans le développement culturel des territoires en s’appuyant sur les ressources et personnes in situ.
    Son parcours privilégie les approches transdisciplinaires (l’architecture à arc en rêve ; l’art contemporain au Frac Nouvelle-Aquitaine ; ou encore le spectacle vivant à l’Iddac) à des échelles géographiques (commune, département, région) et structurelles (association, collectivité territoriale, entreprise) complémentaires.

    Chaque expérience professionnelle a été marquée par des projets artistiques et culturels forts : le programme « Les Folies » (logements-ateliers pour artiste en accession sociale à la propriété), l’exposition de l’artiste contemporain Nicolas Boulard (avec le mécénat de l’Union des Grands Crus Classés 1855) ou encore « L’Iddac Summer Camp », cycle de rencontres organisées partout en Gironde au lendemain du premier confinement.

    Partant du constat qu’un « lieu » n’est dynamique que si son écosystème est vivant, son parcours se caractérise par le soutien à l’emploi artistique, à la professionnalisation des artistes (dispositif européen PLACE) et des structures culturelles. Curieux des modèles de développement alternatifs et innovants, Gwenaël Prud’homme mobilise les principes et outils de l’Economie Sociale et Solidaire.
    Lecteur attentif, sensible aux œuvres de Philippe Roth et à celles des écrivains des Editions de Minuits (Samuel Beckett, Marguerite Duras, Jean-Philippe Toussaint), Gwenael Prud’homme cherche par les projets qu’il mène à créer de la curiosité, de l’émotion autour de moments qui font culture commune, qu’elle soit infiniment petite ou infiniment grande*.

    *Référence à l’entretien donné par Jean-Philippe Toussaint à Laurent Demoulin « Pour un roman infinitésimaliste » in L’appareil-photo, collection de poche double, Editions de Minuit

  • Portrait d’artiste – Philippe Espinasse

    Portrait d’artiste – Philippe Espinasse

    Musicien

    Pouvait-il en être autrement, avec une grand mère maternelle dépositaire de l’accordéon diatonique familial et qui voulait que Philippe et son frère Jean-Michel jouent de la trompette comme Georges Jouvin ? Ils se lancent dans la musique et co-fondent le groupe Hont Hadeta en 1979.

    Philippe débute avec un peu de saxo à l’école de musique de Pavie et beaucoup d’accordéon diatonique en autodidacte, quelques stages complétant son apprentissage. Il passera plus tard aux cornemuses sur les traces de son frère. Également auteur compositeur il pratique la musique assistée par ordinateur. Première scène en 1980, la suite ne fut que plaisir : multiples prestations et expériences du traditionnel occitan au rock, en passant par la musique expérimentale, avec les groupes Hont Hadeta, Nadau, la Confrérie des Souffleurs, Dj’Òc, Montanha Negra, Duo Espinasse, Trio Espinasse Le Meur, Gasconte et quelques autres projets ponctuels. Sa pratique est tout terrain, de la rue aux scènes renommées avec Nadau (Zénith, Olympia,…). Philippe a également participé à un grand nombre d’enregistrements en studio et en live.

    Plus récemment, il a co-réalisé avec Eva Cassagnet un court métrage sur la chanson Shens papèrs dont il est auteur et compositeur, avec Guillaume Lopez aux arrangements vocaux et choristes de luxe, Fabienne Vayrette et Amel REKHIS (Hilhas deu vent) au chant, Simon Portefaix aux percussions, Amic Bedel à l’image. Prenant goût à l’exercice, il a arrangé et mis en images la chanson Triste ei lo cèu, assurant cette fois la totalité de la technique, enregistrement, tournage et montage, Fabienne Vayrette au chant et Jean-Michel Espinasse au fifre. Les deux courts métrages ont été sélectionnés dans de nombreux festivals, en France et à l’étranger. Ils y ont été primés à plusieurs reprises. Ces deux films ont été les premières réalisations de l’association de production artistique Art’Òc, qui fut gersoise à ses débuts et dont Philippe est membre. Art’Òc travaille actuellement sur plusieurs projets de films, à suivre…

    http://philippe.espinasse.pagesperso-orange.fr/duo/indexfr.html

    https://facebook.com/ArtOc-246633419003669/

  • Portrait d’acteur culturel #7

    Portrait d’acteur culturel #7

    Pia De Witte, bénévole et ancienne présidente à La Penac de Marciac

    Née à Paris il y a 43 ans et 237 jours. Elle fait ses débuts chez Annie Fratellini, puis à l’École Nationale de Cirque de Rosny-sous-Bois, concours d’entrée réussi le 2ème coup et formation pro puis la suite à L’École de Cirque de Bruxelles où elle a beaucoup donné et appris beaucoup. Au bout de 2 ans, une sorte de putsch injuste a eu lieu au niveau de la direction, c’est alors que sa promotion a décidé de continuer en Tunisie avec pour cadre de travail le Théâtre National de Tunis.1 an après, retour en France, dans le vignoble nantais, pour poursuivre la création du spectacle commencé en Nord-Afrique… Fin de l’aventure mais découverte du tango argentin.

    Accessoiriste d’une clown américaine, assistante-équilibriste sur une tournée de 333 km en autonomie. Puis, une audition et hop, la voilà partie à Poitiers pour monter une équipe de création en vue d’un spectacle. Le directeur les projettent sur de l’animation d’ateliers en tous genres (en prison, IME, écoles publiques).

    Fin 2001, elle rencontre le musicien de la Compagnie avec qui elle restera 19 ans. Ils quittent le Cirque et ils partent auditionner, par-ci, par-là… retour à Paris, ça y’est, la musique l’a happe, et met le cirque de côté, elle sera alors manageuse/tourneuse de son compagnon. Stage enrichissant et belles rencontres, elle monte sa boite, Pia Prod. En 2008, elle rejoint une équipe de 2 filles, où elle est chargée de production.

    En parallèle, en 2009, ils disposent  d’un local à Marciac, sur la place névralgique, qui s’appelle La Peñac, un café-concert-tapas. Septembre 2010, la venue prochaine d’un enfant est le point de départ…

    En décembre la voilà dans le Gers, investissant un ancien presbytère, ils ouvrent La Peñac et ils programment beaucoup d’artistes tout en proposant une cuisine créative et gourmet qui accompagne le concert. La Peñac devient café-concert associatif d’alternatives citoyennes fin 2017. D’autres activités naissent durant la semaine. Trouver la gouvernance juste qui fait le plus sens a été et est toujours, un vrai chemin. Une belle petite équipe engagée est née. La Peñac a mis du temps, mais elle a réussi à trouver sa place, à marquer sa singularité. Et elle s’est créée un réseau, une vraie toile, fédératrice de rencontres artistiques.

  • Portrait d’artiste – Fabian Wixe

    Portrait d’artiste – Fabian Wixe

    Danseur, artiste de cirque

    D’origine suédoise, Fabian se forme à Circus Space à Londres (2004-2006) et au Lido – Centre des Arts de Cirque de Toulouse (2006-2008), spécialisé en mât chinois.
    Après ses études, il intègre le Collectif AOC dans les spectacles Autochtone, Les Vadrouilles et Une Dernière Pour La Route (2009-2015).

    En 2010, il intègre OBRA Theatre Company pour la recherche et création de la pièce Gaudete basé sur le livre par Ted Hughes (2010-2017), et IBIDEM, 2019.

    En 2014, il intègre le projet Antipodes, une collaboration internationale de danse/cirque entre la France, le Chili, Madagascar et la Guadeloupe.

    Entre 2011-2014, il dirige le projet i19 avec Marie Wårell, et ils tournent leur spectacle layers. En 2018-2019, ils créent et tournent Birds (come back to bones).

    En 2018-19, il est créé New Sites, pièce pour neuf danseurs, commissionnée par Theater Bielefeld en Allemagne. La pièce gagnera en 2019 le prix de meilleur spectacle au KING Festival à Novgorod.

    En 2019, il commence la création de 080 avec la compagnie H.M.G dirigé par Jonatan Guichard,dont la première du spectacle aura lieu le 12 mars 2021.

    En plus de son travail de création et en tant qu’interprète, Fabian donne des stages de danse et cirque, et aussi avec la Cie OBRA Theatre et leur pratiques. Le travail en danse se focalise sur un travail au sol et notamment le Flying Low, qui est une technique développé par David Zambrano, un danseur et chorégraphe qu’il suit depuis des années. En cirque, il centre la pratique autour du mât chinois, un travail de recherche personnelle et technique.

    En matière de processus créatif, Fabian travaille à partir du corps, convaincu que l’intellect du corps n’a pas à rivaliser avec l’intellect dans un processus créatif, mais plutôt qu’il peut fonctionner comme la source principale  d’informations. Le corps c’est la maison, c’est de là que nous partons pour ensuite entrer dans un territoire où nous défions nos limites, poussant pour la vitesse, la complexité et la sensibilité – toujours écoutant.

    Il vit dans le Gers avec sa compagne Danoise dans une tiny house qu’ils ont construite, et il est passionné par les montagnes.

  • Portrait d’artiste – Marie Delmarès

    Portrait d’artiste – Marie Delmarès

    Comédienne, autrice, metteuse en scène & chanteuse

    Formée à l’école du Théâtre National de Chaillot, Marie pratique également la danse contemporaine et le chant. Elle joue au théâtre avec de nombreux metteurs en scène tels Noémie de Lattre, Agathe Alexis, René Loyon, Claudia Stavisky, Colette Froidefont, Marie Dupleix, Jean-Luc Ollivier, et danse pour Martine Harmel ou la Klaus compagnie.
    Fin 2016, elle fonde avec Jacques Grizeaud la compagnie Les attracteurs étranges et, dans la foulée, le festival Les moissons d’été, à Termes d’Armagnac, où ils travaillent actuellement à la création d’un lieu de résidence.

    Attachée aux écritures contemporaines ainsi qu’aux formes hybrides et métissées, elle aime donner la parole aux êtres à la marge, aux laissés pour compte, aux anti-héros.
    Marie porte un regard acéré, non dénué d’humour, sur le monde qui l’entoure. Elle souhaite créer des spectacles qui font sens en s’entourant, le temps d’un projet, de divers talents dans une notion de partage, d’intelligence collective pour créer du sens, du beau, de l’émotion, de l’étrange, du poétique . Elle est soucieuse de concevoir des spectacles qui portent une vision, une parole, un point de vue. Un éphémère qui a pour vocation de s’inscrire durablement dans l’esprit de celui qui le reçoit.

    Après avoir mis en scène des textes de Joël Pommerat, Gilles Granouillet, Unica Zürn, Marie de Beaumont, elle monte ses propres textes : Entre les lignes sur le monde du travail, Droit dans mes bottes sur le monde agricole, Plouc ! sur l’agribashing et prochainement La boite sur les agissements des multinationales.

    Désireuse de rendre le théâtre accessible au plus grand nombre, elle s’intéresse à la transmission. Elle sensibilise les élèves de différents établissements aux écritures contemporaines et mène actuellement un travail d’écriture et de mise en corps et en voix autour de la notion de « Paysage/ Territoires » avec les élèves du Lycée agricole de Riscle.

    En savoir plus : www.mariedelmares.com

  • Portraits d’acteurs culturels #5

    Portraits d’acteurs culturels #5

    Sylvie Buscail, déléguée générale de Ciné32

    C’est au cours de ses études de sciences politiques à Toulouse que Sylvie Buscail découvre le plaisir du cinéma, et fréquente assidument les salles obscures, à la fois refuge et ouverture.

    Chaque été, elle rejoint l’équipe du festival de cinéma de Gindou, tout d’abord en tant qu’attachée de presse puis à la programmation. Elle se réoriente donc et intègre l’ESAV (école supérieure d’audiovisuel) pour un DEA autour de la notion d’indépendance dans l’industrie du cinéma. Elle travaille ensuite dans la distribution (Films du Safran, Films du Losange) avant de se rapprocher de l’exploitation avec le GNCR (Groupement National des Cinémas de Recherche).

    Après 5 ans à Paris, occupée à défendre des films et des auteurs, à découvrir l’envers du merveilleux, elle a besoin de se rapprocher du public pour partager les œuvres et les émois qu’elles procurent. Mais c’est aussi l’attachement aux lieux (à ces espaces de rencontres infinis qui cultivent le mélange), qui la pousse à candidater à Ciné32, qu’elle intègre en septembre 2007. C’est l’année suivante qu’elle prend la direction de cette association riche d’une longue histoire de développement du cinéma sur le territoire du Gers.

    En 2012, l’ouverture du nouveau Ciné32 marque un tournant décisif en inscrivant architecturalement l’enjeu d’un cinéma moderne et ouvert, permettant les passerelles et les découvertes. Dans un monde numérique, toute l’équipe de Ciné32 s’attache à faire exister un lieu tangible, vecteur de pensées et d’échanges. Un lieu dont l’identité est celle du mouvement art et essai, mais qui a toujours à cœur de ne pas opposer loisir et culture, ne pas faire s’affronter l’art et le divertissement, afin de s’adresser à toutes et tous.

    Elle est aujourd’hui membre du Conseil d’Administration de l’Association Française des Cinémas Art et Essai.