Catégorie : Portraits d’acteurs culturels gersois

  • Portrait d’une artiste – Rosemonde Cathala

    Portrait d’une artiste – Rosemonde Cathala

    Metteuse en scène de théâtre, directrice artistique, autrice

    Née en 1973 à Versailles, de parents avocats, elle fait toute sa scolarité à Paris et passe ses vacances dans le sud-ouest où se situe le berceau familial. A 22 ans, après une licence de Lettres modernes à la Sorbonne Nouvelle et un 1er prix d’Art dramatique au Conservatoire National de Bourg-la Reine/Sceaux, elle quitte Paris en choisissant de vivre dans la région qui a inspiré son imaginaire d’enfant : la plaine des Pyrénées.

    Rapidement, elle s’engage pour la promotion d’un théâtre en campagne et écrit et met en scène ses premiers textes. Aujourd’hui, elle dirige artistiquement la Cie de la Rose à Marciac (théâtre contemporain), ainsi que la saison culturelle du Théâtre les 7 Chandelles à Maubourguet dans les Hautes-Pyrénées. Elle est également responsable du suivi artistique de la comédie musicale Bernadette de Lourdes.

    Sa démarche artistique privilégie la mise en scène de textes contemporains inédits en lien avec une autre discipline, principalement le jazz comme ossature spongieuse pour son thème de prédilection : la question identitaire (dont elle refuse la définition dystopique qu’en fait le politique). Elle publie sa première pièce de théâtre : « L’esprit du jazz – Gershwin » en 2013 qu’elle a mise en scène à « Jazz in Marciac » sur une musique originale de Wynton Marsalis et un premier roman : « Une identité française » en 2020 aux éditions Arcane 17. Elle a par ailleurs produit la série sonore « Lire en jazz » avec, entre autres, François Morel et Marianne Denicourt ayant pour objet de faire découvrir des textes littéraires sur le jazz. Actuellement, elle joue dans le spectacle « Don Quishepp » de Franck Hercent (Oflo) autour de la figure d’Archie Shepp, accompagnée au saxophone par Mathieu Samani et à la contrebasse par Jean-Luc Fabre. Enfin elle mène des interventions auprès des publics scolaires et empêchés tel que dans le projet : « Les Renc’Arts de Marciac » financé par le Programme Départemental d’Insertion du Gers, en partenariat avec l’Astrada.

    En parallèle, elle publie de nombreux articles dans diverses revues : Vents contraires – théâtre du Rond-Point -, Les cahiers du Jazz, Jardin d’Essai… et songe à faire un théâtre plus commercial faute de trouver davantage de soutiens !

  • Portrait d’acteur culturel #21

    Portrait d’acteur culturel #21

    Jonathan Pratte, coordinateur du Projecteur d’Instants

    Jonathan a découvert l’improvisation théâtrale en 2013 à la Bulle Carrée de Toulouse. En retournant vivre dans sa ville natale d’Auch, il s’aperçut que sa nouvelle passion était peu connue et que les possibilités de pratique étaient inexistantes. C’est alors qu’il commença à proposer ses premiers ateliers hebdomadaires en 2017. De fil en aiguille, le Projecteur d’Instants est né et un projet d’école s’est structuré. Il s’agit d’améliorer toujours plus les conditions de pratique et de faire connaître l’impro sur le territoire afin que la découverte soit possible par quiconque. Aujourd’hui Jonathan est responsable de cette structure et de son développement. Il veille à la qualité du cadre proposé aux élèves et programme les spectacles.

  • Portrait d’Artiste – Louna delbouys-roy

    Portrait d’Artiste – Louna delbouys-roy

    DANSEUSE, autrice, compositrice, interprète

    Née à Lyon en 1999, Louna Delbouys-Roy débute son parcours professionnel à l’âge de 10 ans lorsqu’elle rejoint la Compagnie Grenade de Josette Baïz pour trois créations. En 2015, elle intègre le Conservatoire national Supérieur de Musique et Danse de Lyon. Dans sa dernière année d’étude, au Jeune Ballet, elle interprète les pièces d’Ohad Naharin, Bernard Baumgarten et Noé Soulier avec qui elle travaille un temps en tant qu’assistante chorégraphe et interprète pour la pièce Removing Reset. En sortie d’école, ADAMI lui attribue une bourse pour un voyage de deux mois en Israël et en Palestine. Elle passera plusieurs semaines auprès de divers compagnies telle que la Batsheva dance Company.

    Une fois sortie du sentier institutionnelle, Louna s’oriente peu à peu vers la musique. Son goût pour l’écriture poétique, les mesures asymétriques, l’improvisation et les harmonisations donne naissance à une ligne artistique singulière. Elle créée SooN en 2020 après un voyage au Mali et en Israël. Elle rassemble sous ce nom le travail de la danse et du chant en expérimentant la relation corps/voix au travers de performances improvisées. Elle écrit ses textes en français, en anglais et puise aussi son vocabulaire linguistique improvisé dans lapprentissage de chant Maliens, hébreux, grecs, biélorusses et turcs offrant ainsi une plus grande richesse d’utilisation à son appareil vocal et aux sonorités qu’il peut produire. La langue SooN ouvre un imaginaire dans lequel chacun.e se raconte sa propre histoire.

    C’est dans le studio de la Gran’Dame basé à Auch où elle est par ailleurs « responsable chorégraphique » que plusieurs titres se concrétisent et annoncent la sortie d’un premier E.P (date  ou période) aux couleurs traditionnelles, accompagné par Héloise Lormand (bassiste, guitariste), Guillaume verger (saxophoniste, accordéoniste) et Eric Delbouys (percussioniste). En parallèle de la naissance de SooN, elle démarre la création d’Animal Sketching auprès de la Cie Samuel Mathieu, accueilli en résidence au Circ à Auch, ajoutant l’exigence singulière du travail des sangles aériennes comme une nouvelle corde à son arc.  

    Enfin elle participe en 2020 à la naissance d’un collectif autogéré d’artistes, Les Kipages, basé dans la Vallée de la Roya pour y éprouver la place de l’art et de l’improvisation dans les milieux ruraux. En janvier 2021, elle rencontre la Cie Monotremata qui l’engage en tant que danseuse et chanteuse pour sa nouvelle création Peter Pan t’es mort. La compagnie grenobloise La Guetteuse l’engage également pour sa nouvelle création ROUGE CARMIN, dont la tournée a commencé en mars 2022.

  • Portrait d’Artiste – Gilles Bouillon

    Portrait d’Artiste – Gilles Bouillon

    metteur en scène de théâtre et d’OPéra

    Gilles Bouillon, metteur en scène de théâtre et d’opéra, fondateur et directeur  du Centre dramatique de Bourges puis du Centre Dramatique de Tours, a présenté ses spectacles sur les grandes scènes nationales : Athénée Louis Jouvet, théâtre de la Tempête, Théâtre National de Chaillot, le théâtre Antique d’Orange, Opéra de Tours, de Reims, d’Avignon, de Toulon et de Massy Palaiseau… les scènes nationales de Narbonne, Albi, Nice, Blagnac, , Angoulême, Sartrouville, Marseille, en Italie, en Suisse et en Belgique… Mais aussi dans des granges, des caves, des places de villages, des cafés et des établissements scolaires.

    Grand défenseur du répertoire classique et contemporain, il n’a de cesse de produire un théâtre populaire de qualité, de Peer Gynt à Othello, de Koltès à Marivaux, de Brecht à Claudel, Labiche, Molière, Crimp, Rostand, Victor Hugo, François Bon, Tchekhov, Harrower, Perec, Melquiot, T Bernhard, Vuillard… Metteur en scène d’une centaine de pièces de théâtre et d’opéras, Gilles Bouillon est aussi pédagogue : créateur des Options Théâtre en France, formateur de professeurs et intervenant à l’université, fondateur du JTRC au sein du CDN de Tours.

    Héritier de la décentralisation, homme du service public, il est convaincu de la richesse d’un théâtre de proximité : proposer « du théâtre » sur tout le territoire, petites formes et grandes formes, lectures publiques. Il imagine et créé avec des compagnons metteurs en scène « Le voyage des comédiens » en Région Centre : décentraliser à partir de la décentralisation !!!

    Depuis le 1er janvier 2021, la Cie G.Bouillon est installée à Fleurance. Travaillant en binôme avec Nine de Montal, Gilles Bouillon décline sur le territoire, ce qu’il a toujours entrepris : jouer de grands auteurs, partout, pour tous, dans des formes légères, tout au long de l’année, poursuivre une activité de pédagogue au sein d’ateliers, de stages, transmettre ce savoir-faire, ce savoir être, cette pratique joyeuse et rigoureuse, sensible et énergique de l’art du théâtre. En Août 2021, la Cie présente « Voler dans les plumes », dyptique Tchekhov-Feydeau qui a réuni plus de 500 spectateurs, dans plusieurs villes du département. Depuis septembre la Cie propose un atelier hebdomadaire de pratiques d’acteurs à Fleurance et des stages dans plusieurs villes du département ; Auch, Fleurance, Mirande, Saint Clar. En Aout 2022, la Cie G. Bouillon créera A deux, sinon rien ! diptyque Feydeau – Pommerat : Mais n’te promène donc pas toute nue !  – 6 séquences de  La Réunification des 2 Corées.

  • Portrait d’actrice culturelle #20

    Portrait d’actrice culturelle #20

    christelle guglielmet, vice-présidente art et mouvement

    Bénévole depuis 2012 au sein de l’Association Art et Mouvement, située à l’isle-Jourdain, Christelle Guglielmet a d’abord fait son entrée en tant que secrétaire, elle est à présent vice-présidente de l’association. Son engagement associatif est né d’une belle  rencontre avec  les membres du bureau  et de sa volonté de participer à la promotion de l’association. Cette association lui a permis  de découvrir  un univers qui lui était jusque-là inconnu : la danse. Depuis 6 ans, elle a  intégré un groupe d’adultes de Modern –Jazz. Ce qu’elle apprécie, c’est le contact et les échanges avec les adhérents lors des divers évènements organisés et les liens tissés avec les autres membres : «  Nous avons un objectif commun, allons dans la même direction et partageons les mêmes valeurs : une association familiale  qui existe depuis 30 ans qui favorise l’épanouissement  et l’expression de chacun à travers la danse ».

    Art et Mouvement porte un projet artistique annuel. Après des journées de préparation avec les membres du bureau (Rebecca, Nelly et Pierre) et la Directrice-coordinatrice (Michèle), et de nombreuses heures de répétitions avec  les danseurs  et les  5 professeurs… l’année de travail s’achève par le gala de fin d’année. Traditionnellement en juin, il est un rendez-vous très attendu pour le plaisir de tous et des spectateurs.

  • Portrait d’acteur culturel #19

    Portrait d’acteur culturel #19

    ANDRé de lavenère-LUSSAN, abbé et président fondateur du pop circus

    Portrait librement inspiré de l’ouvrage Deux étoiles sur ma route d’André de Lavenère-Lussan, collection plumes au bout des doigts

    Né en mai 1935 à Terraube, André de Lavenère-Lussan fait une rencontre décisive l’année de ses huit ans. Il découvre des roulottes, puis des saltimbanques comme il aimait à les appeler et leur cirque venus divertir les villageois. Son amour du cirque lui revient en mémoire bien des années plus tard devenu prêtre, puis aumônier au collège Sainte Marie à Auch. Il anime des ateliers cirques en complément du catéchisme.

    En 1975, seules trois écoles en France forment des enfants non issus de familles traditionnelles du cirque : Ecole Annie Fratellini, Percé Circus et Cadet’s Circus. L’Abbé décide de se rendre sur place pour observer le fonctionnement de cette dernière. A son retour, il fonde le Pop-Circus, le cirque des moins de quinze ans dans le vieux grenier du collège Sainte-Marie, avec pour devise «  Partager joie et amitié en faisant du cirque ». Les enfants se retrouvent chaque jour pour s’entraîner. Ils sont une douzaine.Ils donnent leur premier spectacle au printemps 75.La notion de partage si chère à son cœur est bien là, entre les jeunes eux-mêmes et avec le monde dans lequel ils évoluent.

    L’Abbé, portant le projet avec une solide équipe de bénévoles, sent qu’il est nécessaire d’aller plus loin. Il part à Paris en stage chez Annie Fratellini pour perfectionner ses fondements des arts du cirque. En 1977, c’est le foyer des jeunes travailleurs qui accueille le Pop-Circus. La troupe de Sainte-Marie progresse et est de plus en plus motivée. Un jour c’est l’effervescence au sein du Pop-Circus, le cirque Zavatta prend ses quartiers d’hiver sur à Auch. L’Abbé est fasciné par leur organisation. Il invite Annick Zavatta à leur rendre visite au Pop Circus.

    La véritable récompense de l’Abbé est l’admission d’élèves issus du Pop Circus au Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne. Les deux premiers, Vincent et Rémy, seront suivis de nombreux autres filles et garçons. Tous sont revenus pour former les plus jeunes sur leur temps libre. C’est la pédagogie que souhaite l’Abbé : les plus confirmés transmettent aux plus jeunes. En 1979 le Pop Circus passe de troupe informelle au statut d’association. En 1980, il quitte le grenier pour un local rue Amiral Bugard.

    1987 est l’année de la création de Circa, le Concours International de Rayonnement du Cirque  de l’Avenir, à l’initiative de la jeune chambre économique du Gers qui souhaite organiser une grande rencontre des écoles de cirque de France. Depuis 2000 le Pop Circus est installé dans son nouveau local, le Hall Lauzin.

    Cette initiative de « Monsieur l’Abbé » a permis à de nombreux jeunes de découvrir une pratique artistique singulière et généreuse. Auch a ainsi contribué fortement au développement du cirque contemporain sans se prendre au sérieux juste en s’amusant à jouer au cirque ! L’Abbé André de Lavenère-Lussan nous a quittés. Il laisse derrière lui un bel héritage aux amoureux du cirque.

  • Portrait d’acteur culturel #18

    Portrait d’acteur culturel #18

    JEAN-claude daures, PRéSIDENT DE L’ASSOCIATION ET ZOU ! site & cap

    Bénévole : du latin « bénévolus », DE BENE, bien et volo, je veux.

    Bénévole : « parce que je le veux bien ! »

    L’engagement bénévole de Jean Claude Daures dans le monde de la culture remonte loin…

    Une première expérience théâtrale au lycée de Rambouillet, puis un engagement actif au sein du comité d’entreprise du groupe Schlumberger (dans lequel il débute sa vie professionnelle après des études scientifiques) pour l’organisation de soirées de spectacles vivants pour les personnels de l’entreprise, marquent le début de sa vie associative.

    Son parcours professionnel prendra ensuite le chemin de l’enseignement puis de la direction d’établissements scolaires, mais son parcours bénévole gardera toujours le cap de la culture.

    Bénévole dès 1982 dans le centre d’action culturelle de Civray dans la Vienne, il participe à la réalisation de saisons culturelles et c’est le début pour lui d’une longue histoire avec le Théâtre amateur, d’abord en Charente, à Toulouse, à Mauvezin dans le Gers, au sein de l’Atelier Théâtre, dans lequel il s’investit durant une vingtaine d’années, puis à Auch, élève assidu de l’Ecole pour Rire de Clo Lestrade.

    Au détour d’une rencontre avec l’artiste gersois Frédéric DAVID, il s’engage dans l’association culturelle Spirale à Arblade le Bas puis à Riscle, dans laquelle il s’implique en assurant la vice-présidence de l’association pendant 13 ans.

    En juillet 2021, entouré d’amis fidèles, notamment Frédéric DAVID de la compagnie Monde à part, il devient président d’une nouvelle association : Et Zou ! SITE & CAP : Synergies Insolites en Territoires Eclectiques et Cercle des Arts de la Parole.

    Et Zou ! SITE & CAP est une association qui porte un projet artistique et culturel dont les objectifs essentiels mêlent pour leur complémentarité, programmation artistique professionnelle et activités de pratiques culturelles de proximité, visant à promouvoir et valoriser, à partir des arts de la parole, la reconnaissance d’un territoire et d’une histoire locale.

    L’association a déjà à son actif la balade Bis’AR, (Balade Insolite Spectaculaire en Armagnac) en septembre 2021 à Nogaro dont la réussite laisse présager dans l’année à venir, l’avènement sur le territoire Gersois élargi, de balades spectaculaires, de spectacles dans des lieux insolites et d’ateliers vibrants de rencontres du public avec le spectacle vivant autour de la parole.

    Parce qu’il le veut bien !

  • Portrait d’acteur culturel #17

    Portrait d’acteur culturel #17

    CATHERINE MITJANA-BARDY – coordinatrice projet culturel association lires

    Ma venue dans le Gers est étroitement liée à la création de la librairie de Sarrant. Pourquoi Sarrant ? Parce qu’installée avec Didier Bardy dans un village proche, nous ne pouvions pas en bons développeurs locaux ne pas nous impliquer dans notre lieu de résidence en construisant un projet un nous semblait important pour le territoire rural et qui manquait. Nous en sommes arrivés à l’idée d’une librairie-tartinerie, lieu convivial et gourmand de rencontres et d’échanges autour du livre.

    Ma vie professionnelle d’alors dans le conseil en projet professionnel m’ayant fait rencontré une habitante de Sarrant, le village fort de son dynamisme autour du festival des Médiévales nous a séduit. Ce fut vingt ans au service du développement de ce projet avec une offre éditoriale de qualité qui a trouvé son écho dans un public gersois mais pas seulement, des rencontres enrichissantes, joyeuses, studieuses avec des auteurs, éditeurs, poètes, illustrateurs, musiciens,…nos multiples déplacements lors de colloques sur tout l’espace francophone nous ont fait rencontrer des artistes que nous ramenions à Sarrant ! Nous avons également répondus présents à toutes les sollicitations des acteurs culturels, sociaux, éducatifs pour les soutenant dans leurs projets d’évènements. Toujours dans un souci de créer à partir d’un manque repéré, nous avons mis en place le concept de rencontre apprenante autour de livre, une maison d’édition La librairie des territoires, et depuis 2014, un festival les Estivales de l’illustration unique dans le Grand Sud en partenariat avec la Médiathèque départementale.

    Actuellement, après avoir transmis à Hélène Bustos la librairie-tartinerie, je me consacre à la coordination des Estivales, à la promotion de l’illustration et des illustrateurs sous toutes ses formes au sein de La Maison de l’illustration (LAMIS), au développement de la maison d’édition, à l’accompagnement des résidences d’illustrateurs, à la nuit de la démocratie, manifestation nationale en partenariat avec les Localos, et… à la valorisation cullurelle du maïs paysan Rouge d’Astarac au sein du collectif Maïs Population. Aujourd’hui le village de Sarrant et la communauté de communes Bastides de Lomagne se sont saisis de la thématique de l’illustration, nous en sommes des acteurs d’idées et de projets. Mon intérêt le plus fort est de soutenir les jeunes illustrateurs venus s’installer à Sarrant pour que leur installation constitue une belle histoire. Je m’implique également dans la vie locale au sein du conseil de développement du Pays Porte de Gascogne, instance qui permet de faire vivre la participation citoyenne sur ce territoire de projet. Pour résumer cette vie d’acteur culturel, je dirai que ce qui m’anime c’est de créer les conditions, favoriser les liens et l’ouverture au monde pour que chacun puisse vivre et travailler de son art en milieu rural. J’en suis la preuve vivante !

  • Portrait d’acteur culturel #16

    Portrait d’acteur culturel #16

    José Garcia, président de l’association Los Bambasitos

    Ancienne caserne des pompiers adossée à la cathédrale, la Bodéga des Bambasitos, lieu atypique, abrite une salle de concert qui a su gagner ses lettres de noblesse au fil des ans sous l’impulsion de son infatigable président fondateur José Garcia.
    Tout a commencé dans les années 80 lorsqu’avec sa bande de copains du club d’espagnol du collège, il impulse la création d’un groupe musical pour animer les fêtes de la ville de 1984 à 1988.
    En 2001, José Garcia recontacte ses amis et ils décident ensemble de remonter le groupe et de créer un lieu convivial de musiques vivantes. Le groupe « Los Bambasitos » se produit alors dans la bodéga et invite d’autres formations musicales. L’éclectisme et le partage sont désormais les maîtres mots de ce lieu.
    C’est en 2006, lors de l’arrêt du groupe musical, que José décide de restructurer l’association en créant une salle dédiée aux Musiques Actuelles en s’appuyant sur un tremplin aujourd’hui reconnu au plan régional. Il met en avant son réseau et crée des partenariats avec le Festival des Bandas à Condom (32) et Le Festival Musicalarue de Luxey (40). La même année, il met en place une programmation qui rencontre un fort succès… La machine est lancée.
    Entouré exclusivement d’amis bénévoles, José s’est toujours attaché à organiser des concerts gratuits pour favoriser l’accès à la culture pour tous.
    En 2022, l’association fêtera ses 20 ans. Fier de ce millésime, José pourrait regarder ce parcours avec fierté et s’en satisfaire, mais c’est mal connaitre le bonhomme. Il bouillonne de projets, d’idées et c’est aujourd’hui avec une immense joie qu’il peut annoncer que la mairie d’Eauze entame une complète métamorphose de la vieille bodéga. De gros travaux qui permettront de nouveaux projets, avec résidences d’artistes et programmation à l’année dans des conditions optimales.
    Preuve s’il en est que la volonté peut accomplir beaucoup de choses, ce parcours illustre bien la devise de l’association Los Bambasitos : « choisissez d’être heureux » !

  • Portrait d’artiste – Emilie Canniaux

    Portrait d’artiste – Emilie Canniaux

    Comédienne

    Dès l’apprentissage de la lecture, dire les mots lui plaît énormément – les savourer, les chuchoter, les projeter… Chaque soir, Emilie lit des histoires à un public imaginaire. La rencontre avec une enseignante, qui lui fera découvrir les poésies de Prévert, lui fait prendre conscience d’un plaisir partagé avec cette fois un vrai public – les élèves de sa classe. Originaire des Ardennes, son regard se forge au festival mondial de la marionnette où elle découvre pendant toute son enfance et adolescence des spectacles du monde entier.

    Formée au Théâtre du Rond Point à Paris, où elle est interprète sous la direction de Daniel Berlioux, Anne Benoit et Jean Louis Jacopin, elle s’installe en Alsace et participe aux créations des compagnies Histoire Encore et Passacto. Se questionnant sur la « construction du spectateur », elle travaille au sein d’associations culturelles de territoire en Alsace et dans le Gers, œuvrant avec des artistes, des pédagogues sur la conception et la mise en œuvre d’actions d’éducation artistique.

    Des stages décisifs avec Mario Gonzales, les Tréteaux de France, la Cie Obra et le labo du Groupe Merci la poussent à revenir à la scène.

    Comédienne touche à tout, elle s’intéresse autant à la langue, à la musicalité des mots qu’à la présence d’un corps engagé. Elle donne son regard pour la Cie Kiroul, crée un spectacle pour les tout petits, Piou Pioux, avec la cie Les yeux comme des hublots, participe à la création sonore En chantier, désordre intime avec le collectif IN EX. Elle fait partie également du collectif transdisciplinaire French Vaudou (artistes issus du labo du Groupe Merci).

    Au sein de la Cie parfois l’oiseau, implantée dans le Gers, elle crée le spectacle Café des pas perdus avec la créatrice sonore Marie-Elise Martet, spectacle hybride entre pièce radiophonique, émission littéraire, lecture et concert. Sa prochaine création, Un charivari, réunit deux valeurs chères à la compagnie : collaborer avec des auteurs contemporains et mettre au cœur la question des publics. Un premier partenariat avec l’autrice Anne-Christine Tinel s’est engagé sur ce projet destiné au jeune public.

    Elle intervient régulièrement en lecture à haute voix dans les EHPAD, RAM, centres sociaux, librairies, établissements scolaires… avec dans sa besace quelques ouvrages pour partager sa passion.

  • Portrait d’acteur culturel #15

    Portrait d’acteur culturel #15

    Candice Abeille, présidente de Résodanse 32

    Au quotidien, Candice Abeille ne travaille pas dans le milieu culturel et artistique, mais elle évolue dans le milieu bancaire où elle analyse et extrait des données de bases informatiques. Cependant, elle a toujours été sensible à l’art, puisqu’elle a fait des études d’histoire de l’art et danse depuis plusieurs années dans l’école de Sonia Baro.

    C’est ainsi qu’elle a connu la compagnie de jeunes danseur.euses de l’association, dont elle a suivi et admiré le rayonnement sur le département. Alors il y a un peu plus d’un an, elle a eu envie de s’impliquer un peu plus…

    L’association Résodanse 32 a été créée en 2001 par Sonia Baro pour promouvoir la danse et favoriser la formation de jeunes danseurs grâce à des cours ciblés, et en les sensibilisant au domaine artistique. C’est une association à but non lucratif, composée d’un bureau de 3 membres dont Morgane Piasentin, qui est trésorière, et Marion Ferrer, secrétaire.

    Elles travaillent ensemble pour organiser la formation, les représentations et stages et ont en charge la partie administrative. Prenant toutes trois des cours de danse, elles ont aussi un œil sur la partie artistique et s’impliquent sur les projets. La partie formation est assurée par 5 professeur.es qu’elles emploient afin d’offrir une formation complète qui va du classique au hip-hop, en passant par le jazz et le contemporain. La direction artistique est assurée par Sonia Baro, chargée aussi du contenu de la formation. Les chorégraphies sont créées par Sonia Baro et aussi maintenant par Maud Baro.

    Depuis peu, une jeune compagnie professionnelle s’est créée au sein de l’association sous l’impulsion d’anciens élèves maintenant devenus professionnels : la Cie Delta.

    Elles sont heureuses de cette création car c’est l’aboutissement de la formation, permettant ainsi aux plus jeunes de se projeter dans un futur possible dans ce domaine. Ces jeunes, qui sont allés compléter leur formation, se retrouvent et ressentent le plaisir de danser de nouveau ensemble sur les création de Sonia.

  • Portrait d’artiste – Luan Góes

    Portrait d’artiste – Luan Góes

    Contreténor et chef

    A l’âge de 7 ans, il commence son parcours musical dans le choeur de la maîtrise de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro sous la direction de Maria José CHEVITARESE, et à 11 ans, il est soliste au Théâtre Municipal de Rio dans La Flûte Enchantée de Mozart et Tosca de Puccini. A l’âge de 16 ans, il chante le rôle-titre de Amahl et les visiteurs de nuit de Giancarlo Menotti au Centre Culturel Banco do Brasil, et est sélectionné pour le programme de soutien aux jeunes talents Furnas Geração Musical.

    En 2013, Luan Góes obtient un diplôme de Bachelor de piano à l’Université Fédérale de Rio. Cette même année, la rencontre avec les facteurs d’orgue Daniel Birouste et Bertrand Lazerme – venus reconstruire l’orgue de l’ancienne cathédrale de Rio – permet à Luan, avec également l’aide de personnes des consulats de France et d’Italie, de séjourner en France. Il peut alors prolonger ses études musicales à l’École Normale de Musique de Paris – Alfred Cortot, dans la classe de Vladimir Chernov. Il travaille également à Paris avec Yves Sotin (CNSMDP).

    En 2019, il étudie à la Haute École de Musique de Genève dans la classe de Nathalie Stutzmann – contralto et chef d’orchestre – et Heidi Brunner. Dans ce cadre, il est soliste dans une production de L’Orfeo de Monteverdi, sous la direction de Leonardo Garcia Alarcón.

    Luan Góes est également chercheur dans le domaine du répertoire des castrats. En 2019, il participe en tant que chercheur-musicologue au disque Contralto de Nathalie Stutzmann et Orfeo 55 sorti en 2021 chez Erato. Cela a contribué à la valorisation d’airs inédits à l’enregistrement.

    En 2020, malgré la crise sanitaire, Luan crée son ensemble baroque « Les Furiosi Galantes », qu’il décide de baser à Plaisance-du-Gers.En 2021, il chante le rôle-titre de Marco Antonio e Cleopatra de Hasse au château Miramare de Trieste dans le cadre du Picolo Opera Festival. C’est cette même année qu’il obtient le diplôme de Bachelor en chant à la Haute école de musique de Genève (avec la note maximale de 6/6 à l’unanimité du jury) et fait ces débuts, comme soliste, avec l’ensemble baroque « Cappella Mediterranea » sous la direction de Leonardo Garcia Alarcón.

    Extrait :

    Son nata a lagrimar : (Cornelia, Sesto) Händel, Giulio Cesare – Sonia Prina-contralto, Luan Goes contreténor et Paolo Spadaro pianiste et maestro assistant dans le théâtre Alla Scala de Milan.

  • Portrait d’acteur culturel #14

    Portrait d’acteur culturel #14

    Jean-Pierre Puyal, président de La Cavéa

    Né à Auch un jour d’août de l’année 1949, Jean-Pierre Puyal passe son enfance dans sa ville, très vite habitué par ses parents à aller aux spectacles et au cinéma. Il fait ensuite ses études à Avignon et y poursuit cet élan culturel… il ne pouvait pas mieux trouver comme lieu culturel !

    Enseignant auprès d’enfants en difficulté le plus clair de sa carrière, il initie constamment ses élèves à l’art sous toutes ses formes.

    Arrivé à Valence-sur-Baïse en 1983, il intègre très vite le club de théâtre « Le Castella » puis devient président du Syndicat d’Initiative avec lequel il bâtit une première saison culturelle en parallèle de l’organisation d’expositions en 2008. Depuis 2014, il est adjoint au Maire à la Culture de Valence-sur-Baïse et crée, au mois de mai de cette même année, l’association culturelle La Cavéa. Les saisons se succèdent depuis, offrant aux habitants du territoire des expositions de mai à octobre et 4 spectacles par an.

    Un jour d’automne 2018, découvrant le slam au festival de Granville, il propose de créer un festival de Slam à Valence. C’est ainsi que naît, en septembre 2019, la première édition de Valence Ton Slam ! La seconde édition d’abord annulée, puis encore reportée, aura lieu les 3, 4 et 5 juin 2022 avec Capitaine Alexandre en vedette le samedi soir.
    La nouvelle saison 2021 / 2022 de La Cavéa débute quant à elle ce vendredi 12 novembre, avec la compagnie Laïnka qui présentera « Le Tartuffe ».

    C’est avec enthousiasme et ôpiniatreté que Jean-Pierre travaille pour apporter des moments culturels auprès de tous… et notamment avec les enfants, car c’est par eux que la culture vivra.

  • Portrait d’artiste – Anna Martinelli

    Portrait d’artiste – Anna Martinelli

    Danseuse, circassienne

    Anna grandit à Auch et intègre la compagnie de jeunes danseurs RésoDanse32 (créé par la chorégraphe Sonia Baro) en 2014, où elle découvre différents styles de danse et se spécialise en danse contemporaine / jazz. Elle participe à de nombreux concours nationaux et interprètera Alone with Everybody de Marion Castaillet ainsi que Elles de Lhacen Hamed Ben Bella. Parallèlement, elle découvre les arts du cirque à l’école du Pop Circus.

    En 2018, elle intègre l’école des arts du cirque et du mouvement Balthazar à Montpellier, où elle se spécialise en sangles aériennes. Diplômée, Anna devient membre de la compagnie Delta en 2021 et travaille actuellement sur 3 nouvelles pièces de la compagnie : La chute du premier plan, solo de danse contemporaine mis en scène par Sonia Baro et Emmanuel Daries, Soi(e), duo cirque dansé capillotracté avec son partenaire Marius Fouilland, ainsi que Appartement n° 14, un collectif de 8 danseurs / acrobates. Récemment, elle rejoint également la compagnie Cie AutreMina et le chorégraphe Mitia Fedotenko pour la création de Génération (Pomm)ée.

    Curieuse et avide de croisées des techniques, Anna se nourrit et s’inspire de disciplines comme les équilibres sur les mains, la suspension capillaire, l’acrobatie et le yoga.

    Ouverte à la rencontre et aux expériences en tout genre, Anna continue son chemin vers les arts vivants et laisse la vie d’artiste la surprendre.

  • Portrait d’acteur culturel #13

    Portrait d’acteur culturel #13

    Fanny Pagès, directrice de l’Astrada-Marciac

    Copyright photos : Philippe Assalit

    Après des études supérieures en littérature comparée, Fanny Pagès s’oriente vers un second master en conception et direction de projets culturels à la Sorbonne qui la conduira rapidement vers le spectacle vivant.

    D’abord chargée de production dans les musiques actuelles dans plusieurs salles de concert parisiennes, elle intègre en 2009 Les Trois Baudets au moment de la réouverture du temple historique de la chanson. Pendant cinq ans, chargée de la production, elle participera au comité de programmation et assurera le développement de projets internationaux en lien avec la francophonie.

    En 2013 elle rejoindra le Ministère des Affaires Étrangères en tant que chargée de mission culturelle pour l’Équateur. Chargée de la définition et de la mise en œuvre de la politique culturelle, de la diffusion de la présence culturelle française en Équateur, de la veille de l’évolution du secteur culturel en Équateur, du développement des partenariats ainsi que de la communication externe de l’Alliance Française de Quito dont elle occupera le poste de directrice culturelle en lien avec un réseau de 5 Alliances dans le pays. Elle développera une coopération dense et de qualité. C’est dans ce cadre qu’elle contribuera au programme de modernisation du réseau international Alliance Française, en co-rédigeant un vadémécum culturel à l’attention des personnels des Alliances Françaises.

    Elle occupe depuis janvier 2018 le poste de Directrice de L’Astrada-Marciac, établissement public de coopération culturelle, scène conventionnée d’Intérêt National « Art en territoire, jazz et création pluridisciplinaire » dont elle assure la direction générale et artistique. L’Astrada est une salle de 500 places qui développe à l’année sur le territoire un projet artistique et culturel pluridisciplinaire construit autour des missions suivantes :

    – la diffusion avec la programmation d’une saison culturelle pluridisciplinaire,

    – la création avec des dispositifs de résidence,

    – la formation en accompagnant les professionnels notamment émergents,

    – l’éducation artistique et culturelle,

    – la participation de la structure au sein des réseaux spectacle vivant et jazz en particulier.

    L’Astrada est également un partenaire important du festival Jazz in Marciac avec une programmation dédiée .En 2019, Fanny Pagès est récompensée de la Victoire du Jazz de la programmatrice de l’année. Elle est également Présidente du réseau Occijazz, réseau jazz de la Région Occitanie, depuis 2020