Auteur/autrice : fred

  • Rencontre avec les élu.e.s gersoi.es

    Rencontre avec les élu.e.s gersoi.es

    Retour sur la visio-conférence du 1er septembre 2020

    Mardi 1er septembre, l’Adda a organisé une rencontre par visio conférence avec des maires et des élu.e.s à la culture de communes gersoises.

    Après un « tour d’écran » (et non de table), Chantal Dejean-Dupèbe, présidente, et Marc Fouilland, directeur, ont pu exposer les diverses missions de l’Adda 32. Ils ont également voulu rappeler que les acteurs culturels de notre territoire ont plus que jamais besoin d’un soutien attentif des collectivités de proximité pour faire face à la crise qu’ils traversent.
    Françoise Lamarque, chargée de mission, a présenté l’une des missions phares de l’Adda : l’organisation de résidences artistiques de territoires.

    L’équipe de l’Adda se tient à la disposition des participants et des élu.e.s qui n’ont pas pu se connecter à cette visio pour aller plus loin afin de favoriser les collaborations entre les collectivités publiques et les structures culturelles existantes ou émergentes.

  • Portrait d’artiste – Yane Corfa

    Portrait d’artiste – Yane Corfa

    Danseuse

    Copyright photos : Olivia Holston

    Yane grandit dans le Gers et intègre à 6 ans l’école de cirque du Pop Circus à Auch. Ce n’est que tardivement, à l’âge de 12 ans, qu’elle découvre la danse grâce à Émilie Saintlos.
    Elle participe à de nombreux concours (CND, Concours International de Danse de Biarritz) et se confronte à différents styles en suivant régulièrement des stages. Bien décidée à se consacrer à sa pratique artistique elle fait le choix de poursuivre ses études via le CNED.
    Son baccalauréat en poche, Anna Sanchez l’invite à se former dans son école Varium à Barcelone. Elle y restera un an avant d’intégrer la London Contemporary Dance School à Londres dont elle sortira diplômée d’un Bachelor of Arts Contemporary Dance. Ses trois années d’études outre-manche seront marquées par un échange universitaire à Purchase College, une université à New York, où elle se confronte à la haute technicité et à l’exigence version américaine.
    Elle intègre Carré Blanc Cie en 2019 pour une reprise de rôle du spectacle Chiffonnade et Elle poursuit sa collaboration avec Michèle Dhallu pour la prochaine création de la compagnie Borders and walls. Au fil des années et des voyages, de nombreuses rencontres lui ont donné l’opportunité de monter sur scène et de se frotter à la diversité des styles de la danse contemporaine. En 2020, elle obtient son diplôme d’état de professeur de danse contemporaine.
    Avide de nouvelles expériences, de nouvelles rencontres et de challenges elle attend avec impatience de pouvoir de nouveau parcourir le monde afin de rencontrer la danse sous toutes ses cultures.

    En savoir plus : www.carreblanccie.com

  • Covid-19 : les conséquences

    Covid-19 : les conséquences

    Bilan des visio-conférences réalisées avec les acteurs culturels du département

    La crise sanitaire qui frappe le pays depuis plusieurs mois maintenant a obligé les acteurs culturels à réinventer leur quotidien et surtout à réfléchir à l’après.

    Dans ce contexte difficile et généralisé, l’Adda 32 a souhaité apporter sa contribution en soutenant les compagnies, festivals, diffuseurs, programmateurs et enseignements artistiques gersois, d’une part en évaluant l’impact du confinement sur leurs activités par le biais de nombreux questionnaires envoyés par typologie d’acteurs au tout début du confinement, d’autre part en organisant des visio-conférences permettant d’échanger sur les constats, imaginer des solutions et surtout permettre à chacun de se sentir moins isolé et de disposer des meilleures informations.

    De ces rendez-vous et des nombreux échanges qui en ont découlé, l’Adda a tenté de dresser des bilans par secteur d’activité, poussant plus loin les premières observations qui avaient été réalisées suite à l’envoi des questionnaires. Vous trouverez donc ci-dessous un bref récapitulatif des attentes et préoccupations qui animent l’ensemble des acteurs culturels qui nous ont répondu présents.

    Les enseignements artistiques

    L’enseignement chorégraphique – 15 mai
    Durant le confinement et même encore aujourd’hui, chaque école et professeur.e a fait preuve de créativité pour maintenir le lien avec les élèves, d’autant plus que la première phase de déconfinement ne leur permettait pas de reprendre leur activité en présentiel.
    La reprise d’activité – désormais possible depuis le 2 juin, suivant certaines catégories d’ERP (Établissement Recevant du Public) et dans des conditions sanitaires spécifiques – était très attendue pour plusieurs raisons, les plus préoccupantes étant d’ordre économiques : la grande majorité des 46 écoles de danse ou associations proposant des cours et ateliers de danse étant de statut privé, cette période a eu de lourdes répercussions économiques et administratives, avec des démarches complexes et plurielles – notamment pour des écoles gérées par des bénévoles.
    La complexité de la situation et les changements opérés se traduisent de manière importante pour la danse et de manière d’autant plus criante pour les danses de société, pour lesquelles la distanciation sociale est en contradiction avec la pratique.
    Certaines écoles ne rouvriront pas à la rentrée de septembre, si les conditions le permettent, dans leur fonctionnement « normal » ou habituels (nécessité d’avoir l’autorisation de la part du propriétaire de la salle, contraintes sanitaires, capacités d’accueil limitées…) et beaucoup tentent de trouver des solutions afin de dégager des perspectives, et font même des propositions pour cet été et des scénarios pour la rentrée.

    L’Enseignement musical – 18 mai
    La structuration des écoles de musique du Gers a amené l’Adda 32 à proposer deux temps de rencontre, l’un avec les équipes pédagogiques – qui a rassemblé 20 professeur.e.s œuvrant dans au moins une école de musique, et souvent dans plusieurs – l’autre avec les équipes bénévoles dirigeantes, soit 22 bénévoles en charge d’une école de musique.
    Du point de vue pédagogique, les enseignant.e.s ont fait preuve de créativité, d’inventivité, bousculent leurs fonctionnements pour garder les liens avec leurs élèves. Seule l’inquiétude prédominante se cristallise autour des pratiques collectives avec les orchestres, harmonies, chorales… où les gestes barrières sont difficilement applicables.
    Du point de vue concret, les 2 heures d’échange ont permis de ne pas rester isolés, d’identifier les difficultés principalement budgétaires, et de programmer une nouvelle visio fin juin qui a permis de préciser la situation de chacun et partager des initiatives encourageantes. Le service départemental d’action culturelle a également pu décliner les aides apportées par le Conseil départemental, rassurant ainsi, en partie, les responsables associatifs.

    Les ateliers théâtre – 28 mai
    Chacun fait preuve d’inventivité, que ce soit pour maintenir le lien (ateliers via Zoom, propositions de réalisation de vidéos, italiennes à distance…) ou encore pour imaginer des conditions de reprise. L’activité semble de nouveau possible à condition de suivre des protocoles de reprise qui sont malgré tout lourds et complexes.
    Certains proposent des ateliers en extérieur, avec le respect de la distance sociale, d’autres n’ont pas de lieu propre et se retrouvent donc dépendants de l’autorisation et de la règlementation des municipalités pour pouvoir exercer de nouveau dans les salles municipales. La crainte, ici, est de se voir confronté à une grande frilosité et donc à une reprise d’activité tardive. Il semble alors important de rassurer les propriétaires des salles ainsi que les amateurs en communiquant sur les mesures sanitaires mises en place par les associations dans le cas d’une reprise d’activité.
    Ont également été soulevés le souhait mais également la crainte de la difficulté à trouver de nouveaux amateurs à la rentrée, en raison des coupures d’activités ainsi que des annulations d’événements permettant de rendre visible les associations.
    Enfin, et comme pour toutes les pratiques liées aux arts vivant, l’importance du « vivant » et du présentiel en théâtre a été rappelé à plusieurs reprises.

    Les organisateurs de spectacles

    Les diffuseurs – 19 mai
    En plus des réunions régulièrement organisées avec les programmateurs de saison gersois, l’Adda 32 a tenu à réunir les diffuseurs réguliers du Gers. Un constat a été largement partagé : s’ajoutant aux tensions financières, notamment pour les structures reposant sur des recettes propres, les mois d’avril et de mai ont été marqués par une grande difficulté à se projeter. Nombreux ont été impactés par le casse-tête des reports, l’équilibre avec une nouvelle programmation, la mise en place des contraintes sanitaires d’abord suspectées puis depuis début juin avérées, et ainsi, pour certains, la construction de protocoles sanitaires afin d’accueillir de nouveau des compagnies en résidence.
    Malgré la difficulté d’envisager des spectacles et concerts en jauges réduites et dans des conditions de distanciation sociale, certains diffuseurs ont fait le choix de réaliser des propositions artistiques pour cet été (accueils en résidence pour les équipes locales, spectacles en extérieur…), toujours dans un désir de rester solidaire à la création et de tisser le lien. Les programmations 2020-2021 sont également en cours de finalisation.
    Enfin, plusieurs diffuseurs ont soulevé les démarches de solidarité du public.

    Les festivals – 26 mai
    15 festivals étaient présents à cette visio-conférence réalisée avec la participation du directeur de la direction des moyens éducatifs et de l’action culturelle du Département, qui a présenté l’aide exceptionnelle du plan Marshall, en soutien aux acteurs culturels gersois.
    Si les conditions d’accueil du public en présentiel induisent de nombreuses questions, les responsables des festivals maintiennent au travers de divers exemples un contact privilégié sur les sites et autres réseaux sociaux pour certains, tandis que d’autres, dans la mesure du possible, préparent une programmation souvent allégée.

    Les compagnies professionnelles

    Les compagnies – 13 mai
    Les 53 compagnies professionnelles ont suscité une attention particulière dès le début du confinement et se sont fortement mobilisées afin de nous faire part de leur situation, que ce soit par retour de questionnaires ou par leur présence à la première visio organisée, et qui a réuni 22 compagnies.
    Au-delà des conséquences relevées dans un précédent article, mettant en exergue, malgré la diversité des situations, une suspension commune de leurs activités et de grandes difficultés à se projeter, les équipes artistiques nous ont fait part d’une pluralité de constats, difficultés et enjeux : lourdeur administrative (chômage partiel, sollicitation d’aides financières, interprétation des décrets…), gestion des reports de diffusion et de création, vertus et travers du numérique, intérêt pour le local, enjeux de mutualisation, nécessité de prendre les répétitions et les résidences – inhérente à l’essence de la profession mais également liée à des raisons économiques.
    Des enjeux quant à leur structuration financière ont été soulevés, révélant la fragilité économique du secteur, notamment quant aux financements de fonctionnement des compagnies… Celles-ci ont ainsi pu partager leurs besoins, proposer un projet collectif, et l’Adda a réalisé plusieurs propositions comme, par exemple, le maintien et renforcement de son rôle de ressource et l’organisation d’une formation/information autour du chômage partiel, qui ont été réalisées dans l’immédiat.
    Inventives et créatrices, plusieurs compagnies ont continué à créer (de nombreuses vidéos sont visibles sur les sites des compagnies, les réseaux et le site de l’Adda), à repenser philosophiquement, artistiquement, pédagogiquement leur.s projet.s ou démarche ; et dans ce désir de pouvoir « reprendre » au plus vite en présence d’un public, certaines ont pu réaliser des propositions artistiques jouant et s’adaptant aux contraintes sanitaires

  • Portrait d’artiste – Chloé Duvauchel

    Portrait d’artiste – Chloé Duvauchel

    Circassienne, comédienne & intervenante

    Née en Belgique dans une famille de spectacle, Chloé Duvauchel grandit entourée de musique et de théâtre. Elle qui jurait de ne jamais en faire son métier entre toutefois à 17 ans à l’École de Cirque de Bruxelles, puis à l’ENACR et au CNAC de Châlons-en-Champagne, où elle reçoit l’enseignement de nombreux chorégraphes et metteurs en scène.

    En choisissant le fil de fer comme spécialité, elle défie l’équilibre et tente de construire des passerelles entre la musique, la danse et la théâtralité. A la sortie de l’école, elle crée, avec ses comparses de promotion, le collectif AOC qu’elle co-dirigera durant 18 ans.

    Certains épisodes de blessure lui permettront de se former en régie et en administration, le temps de retrouver ses appuis. Elle se tourne également vers le théâtre jeune public et interprète Miroir et Souris Valentine pour le Théâtre du Papyrus.

    Elle initie des projets transversaux, fusionnant ainsi ses aspirations de création et de transmission… Elle s’implique, intervient dans le cadre de journées de réflexions sur les enjeux du cirque, de la médiation et du jeune public, et construit des parcours pédagogiques : conseil, mise en œuvre et interventions autours des arts du cirque.

    En 2015, elle développe Quel Cirque ?! processus créatif et spectacle collaboratif à destination des enfants du premier degré. Solo in situ qui compte aujourd’hui quelques 300 représentations…
    Accueillie durant 3 ans en résidence dans 4 écoles de Bagneux, elle poursuit ce type d’expériences et cherche à tisser de nouvelles relations entre l’univers du spectacle vivant, celui de l’enseignement et plus récemment celui du soin. Pour cela, elle crée en 2018 l’association La Relative, implantée dans le Gers, afin d’approfondir cette démarche : l’ancrage des processus de création dans la durée en s’appuyant sur le partage de vécus, le désir d’échanges et l’exigence artistique.

    En savoir plus : https://associationlarelative.wordpress.com

  • Conditions sanitaires et reprise d’activité

    Conditions sanitaires et reprise d’activité

    En partenariat avec le Centre de Santé au Travail de Gascogne 32

    L’Adda s’est associée au service prévention du Centre de Santé au Travail de Gascogne 32 pour organiser deux temps d’échanges sur les conditions sanitaires pour une reprise d’activité au sein des structures d’enseignement artistique et pour les organisateurs de spectacles.

    Les enseignements artistiques
    L’application des gestes barrières impose une rigueur et une prise de responsabilité pas toujours compatibles avec les structures en grande majorité gérées par des bénévoles.
    La reprise d’activité se fait de manière très progressive en fonction des activités et de la réglementation en vigueur. Les doutes persistent sur la reprise en septembre notamment pour toutes les pratiques collectives.

    Les organisateurs de spectacles
    L’accueil du public est la principale préoccupation ; dans quelles conditions peut-on accueillir des personnes ; Comment et avec quelle jauge ? pour quelle programmation ?
    Le maintien d’une programmation ne peut mettre en péril financier la structure organisatrice.
    Les lieux de résidence ont aussi l’obligation de respect des consignes et dans ce cas il est préconisé d’établir un « plan d’action » qui définit les responsabilités des différents protagonistes.

    En conclusion, quel que soit le secteur d’activité, il est recommandé de rédiger un document unique obligatoire qui précise toutes actions mises en place pour limiter le risque de propagation du virus. Le service de prévention du CSTG 32 reste à l’écoute et éventuellement peut se déplacer pour des conseils in situ.

  • Questionnaires au secteur culturel

    Fragilité ou occasion de solidarité et d’innovation ?

    Après la sidération, les acteurs culturels tentent de réagir mais le flou actuel concernant le moment et les modalités de reprise de leurs activités montre une grande disparité dans la façon d’appréhender les mois à venir et de se projeter. Une chose est certaine : le secteur culturel déjà fragile dans le Gers avant la crise du Covid-19 a commencé la traversée d’une crise grave. 200 questionnaires ont été envoyés aux acteurs culturels du spectacle vivant par l’Adda avec des questionnaires spécifiques par activité (écoles d’enseignements artistiques et de pratiques amateurs, compagnies professionnelles, festivals, organisateurs de spectacles) avec un taux de retours supérieur à 30%. Ils ont été complétés par des entretiens téléphoniques menés par l’équipe de l’Adda. Vous trouverez ci-dessous des éléments d’analyses par secteur. Les arts visuels n’ont pas été oubliés et ont été pris en compte dans un travail spécifique avec les services du département. Nous avons voulu réagir rapidement dans les toutes premières semaines du confinement. Le flou persistait et l’absence d’informations fiables ou définitives sur le déroulement des festivals cet été par exemple rendaient et rendent toujours extrêmement difficile toute évaluation et projection.

    Néanmoins, dans un département rural comme le nôtre, la très faible structuration des acteurs, souvent associatifs et s’appuyant sur le bénévolat, rend l’offre de pratiques culturelles fortement sujette à toute situation d’instabilité. Elle est pourtant une force de la qualité de vie et du bien-être social de la population, qui se saisit de cette offre qui contribue à faire du Gers non pas un désert culturel, mais un territoire d’initiatives singulières, dont Ciné 32, Jazz in Marciac, le Centre Photographique de Lectoure, Tempo latino ou CIRCa sont les fleurons mais cachent une multitude d’engagements et de pratiques dans le domaine culturel et plus particulièrement du spectacle vivant. Evidemment, cette vitalité culturelle constitue un atout pour l’attractivité de notre territoire et contribue à sa réussite touristique par exemple, et à l’intégration de la population dans la vie sociale et éducative.

    Nous avons eu une approche en direction des structures culturelles et non au niveau des salariés, intermittents ou bénévoles. Naturellement, la capacité de ces structures à passer la crise et à gérer l’emploi a une conséquence directe sur l’emploi et la dynamique bénévole, et des retombées indirectes sur l’économie.

    Si chaque structure culturelle est différente, nous pouvons affirmer cependant qu’elles ont toutes trois caractéristiques en commun :
    – A l’origine de l’activité, une initiative citoyenne qui implique encore aujourd’hui les citoyens dans des actions bénévoles ;
    – Une identification sur leur territoire comme des acteurs de la vie locale, souvent soutenus par les collectivités ;
    – Une forte dépendance aux recettes propres.

    Ce dernier point est capital pour la suite. Beaucoup plus de la moitié des ressources des acteurs culturels du Gers sont des recettes qui viennent de la billetterie de spectacles, de l’adhésion aux associations, du règlement de cours, stages et autres ateliers y compris au sein d’établissement scolaires, d’Ehpad ou encore d’IME…

    La solidarité des citoyens, et de tous, est donc très importante. Si chaque citoyen qui en a la possibilité accepte de ne pas demander le remboursement du service culturel qu’il n’a pas eu ou qu’il a eu partiellement, il confortera de façon significative la structure culturelle qu’il a l’habitude de fréquenter (école de musique, de danse, festivals, saison culturelle…).

    Cette solidarité s’applique également aux nombreuses structures privées ou publiques, qui font appel à des intervenants culturels ou artistiques.

    Des soutiens des pouvoirs publics au secteur culturel se mettent en place et chaque acteur doit y être attentif. Ces mesures sont déterminantes et chaque collectivité s’appuie sur des éléments d’analyse, d’où la multiplicité des études et questionnaires en cours. Merci de jouer le jeu et d’avoir joué ce jeu, cela devrait permettre des interventions plus justes car notre étude révèle que les situations sont très diverses. L’Adda relaye sur son site internet depuis le début les différents dispositifs, qui ne cessent de s’actualiser.

    L’ensemble de ces solidarités permettra, nous l’espérons, de limiter l’impact de cette crise sur l’économie du secteur culturel et les emplois, directs ou indirects comme dans le champ du tourisme.

    Mais comme pour le reste de la société, cette mise en arrêt du secteur culturel gersois, doit être l’occasion de repartir différemment, de créer de nouvelles solidarités, de mieux identifier les faiblesses et de rechercher des solutions ensemble.

    Les questionnaires nous ont démontré combien la vie culturelle gersoise est interdépendante d’autres secteurs (social, tourisme, éducation…) et d’autres territoires.

    Loin du repli sur soi, sur son territoire ou sur sa culture, nous devons envisager l’avenir différemment afin que l’ambition culturelle – qui est l’émancipation de l’individu et du collectif par la culture, les pratiques culturelles, la fréquentation des œuvres – continue à contribuer fortement à l’enjeu du vivre ensemble. L’art et les artistes ont plus que jamais leur place dans cette période de transformation qui dépend de nos capacités à la mettre en œuvre, à inventer ensemble un secteur culturel aux acteurs moins fragiles et isolés. Modestement mais avec détermination, l’Adda entend apporter sa contribution à cette avenir culturel gersois d’après Covid-19 !

    Marc Fouilland
    Directeur

    Pièces jointes :
    Questionnaire à destination des festivals
    Questionnaire à destination des compagnies et structures de programmations
    Question à destination des structures de pratiques et enseignements artistiques

  • Les enseignements artistiques gersois dans l’attente d’une reprise

    oui mais dans quelles conditions ?

    L’Adda 32 a toujours été attentive à l’évolution des structures d’enseignements artistiques, et renforce toute son attention en cette période de confinement qui rend l’incertitude encore plus palpable.
    Nous avons envoyé à ce jour 128 questionnaires spécifiques aux enseignements en essayant d’être le plus concis possible tout en étant le moins laborieux ; en voici le détail :
    – 40 questionnaires pour l’enseignement musical (hors cours privés) ;
    – 46 questionnaires auprès des écoles de danse et associations proposant des ateliers réguliers de danse ;
    – 40 questionnaires à destination des troupes et ateliers de pratique théâtrale ;
    – 2 questionnaires à l’attention des écoles de cirque.

    L’enseignement musical en quelques chiffres :
    40 questionnaires envoyés.
    27 retours à ce jour soit 67.5% de taux de participation (et ce n’est pas fini !!!)
    Sur ces 27 retours, 4 structures sont sous la responsabilité d’une collectivité intercommunale, les 23 autres sont associatives.
    9 d’entre-elles s’estiment peu à très peu touchées par le confinement (incluant les intercommunales), 10 beaucoup impactées et 6 énormément ; 2 n’ont pas donné d’avis estimant notamment que la prise en charge du chômage partiel n’impacterait pas l’équilibre financier.
    Plus de 65% ont déjà entamé les démarches pour du chômage partiel auprès de la Dirrecte.
    Des structures comme l’école de musique d’Aubiet, ont prévu de proposer des stages de pré-rentrée pour remplacer les heures non effectuées, d’autres comme Escorneboeuf ont mis en place, quand cela reste possible, des cours à distance.
    Enfin, concernant le chômage partiel, des structures comme la Lyre auzanaise (école de musique de Castelnau d’Auzan) ne souhaitent pas y avoir recours, privilégiant les ressources internes d’une part, au risque de fragiliser grandement l’association, et d’autre part pour être solidaire de l’effort national en évitant de monopoliser d’autres ressources publiques alors que la commune et le département participent déjà à l’équilibre budgétaire.

    Contact : Françoise Lamarque – chargée de mission musique et éducation artistique – flamarque.addagers@gers.fr

    Qu’en est-il des écoles de danse & des ateliers de théâtre ?
    Si le taux de réponse ne nous permet pas, pour le moment, d’appréhender la situation de manière globale (28% de réponses et retours), on peut néanmoins mettre en avant quelques éléments.
    Parmi les 13 associations et écoles de danse nous ayant fait part de leur situation, 3 d’entre elles estiment que le confinement fragilise peu la structure (dont une association d’éducation populaire proposant diverses activités artistiques), 6 se considèrent beaucoup impactées et 4 énormément (à savoir 70% d’entre elles).
    Seulement 3 écoles de danse ont engagé les démarches de demande de chômage partiel et une seule association continue à payer les salariés normalement. Toutes les autres écoles n’y ont pas recours étant donné que les professeurs sont des travailleurs indépendants (ne pouvant donc pas avoir recours au chômage).

    En ce qui concerne les troupes et ateliers de théâtre, sur les 11 répondants, 36% s’estiment beaucoup impactés, 18% s’avèrent peu impactés, 18% également très peu ou pas du tout et 3 structures (27%) n’ont pas donné d’avis.
    Aucun n’a recours au chômage partiel puisque les ateliers sont donnés par des bénévoles et dans la plupart des cas par des travailleurs indépendants ou via le paiement de prestations à des associations partenaires.

    Contact : Coralie Reboulet – chargée de mission danse, théâtre et cirque – dansetheatre.adda32@gers.fr

    La situation des 2 écoles de cirque gersoises :
    Les 2 écoles de cirque du Gers – le Pop Circus à Auch et Circ’Adour à Jû-Belloc – ont pu nous faire part de leur situation. Ce sont toutes 2 des associations fonctionnant avec des bénévoles et un ou plusieurs salarié.s.
    Cette situation de confinement les fragilise « beaucoup » et « énormément ». En effet, l’ensemble des cours réguliers se voient annulés (33h hebdomadaire au Pop Circus, 12h en moyenne à Circ’Adour), ainsi que d’autres activités annexes (proposition de stages, spectacles, ateliers proposés aux partenaires, location des salles etc.), qui étaient des occasions de faire découvrir le cirque à de nouveaux publics, renforcer la pratique des adhérents ainsi qu’une source de revenus.
    Les 2 associations ont engagé les démarches de recours au chômage partiel pour au moins une partie des salariés.
    Il faut également soulever que le cirque est une pratique artistique pour laquelle il est difficile de proposer des cours et ateliers à distance et en visio, nécessitant pour plusieurs disciplines des équipements et agrées.

    Contact : Coralie Reboulet – chargée de mission danse, théâtre et cirque – dansetheatre.adda32@gers.fr

    Pour l’ensemble des structures d’enseignement artistique :
    Au-delà de l’annulation stricte des cours et ateliers, ces structures peuvent être impactées et fragilisées via l’annulation d’autres activités :
    • Se pose la question de la tenue ou non des spectacles, représentations, auditions, concerts de fin d’année, qui constituent à la fois une source de recettes non négligeables (parfois même très importantes) et aussi le moyen de promouvoir des disciplines artistiques et de susciter de futures inscriptions.
    • Ces structures sont aussi porteuses d’événements artistiques et culturelles, moteurs-animateurs d’une vie locale, qui se retrouvent annulés (la Journée mondiale du Théâtre organisée par le Comité départemental de théâtre amateur le 21 mars à Fleurance, en partenariat avec la troupe locale le Théâtre des Halles, mobilisant une troupe locale ainsi que le réseau de théâtre amateur du département… ; annulation de spectacles de cirque et représentations dans le cadre de l’animation des villes et village, entre autres).
    • De nombreux stages proposés par les structures d’enseignement artistique ont été annulés – actions et initiatives permettant de développer la pratique des adhérents, attirer de nouveaux publics.
    • Ainsi que des locations de salles, qui génèrent des fonds propres non négligeables.

    Bien que cela ne remplace pas la qualité et le suivi d’un cours en présence physique, ainsi que l’importance de la dynamique de groupe, les professeurs trouvent des solutions et des alternatives numériques sont mises en place pour pallier, dans une certaine mesure, à l’annulation des cours : vidéos en ligne, tuto, cours en visio via ZOOM, cours via des live sur Instagram, challenge danse sur les réseaux sociaux etc. Mais aussi des partages plus libres de moment de pratique artistique, des invitations à créer et à les faire circuler sur les réseaux… Les intervenants font preuve de créativité !

    Aussi, quel que soit le statut des enseignants (auto-entrepreneurs ou salariés), tous sont professionnels et ce confinement imposé fragilise grandement leurs quotidiens.
    L’Adda 32 ne peut que favoriser le renforcement d’un engagement solidaire et citoyen envers ces structures au travers de dons (passant par le maintien du paiement des cours n’ayant pas eu lieu, dans leur totalité ou de manière partielle), selon les possibilités de chaque famille.

    >> Afin de continuer à échanger sur les difficultés et problématiques rencontrées, et envisager ensemble des pistes de solutions, l’Adda 32 propose à chaque secteur d’enseignement artistique des rendez-vous en visio :
    – Le vendredi 15 mai, à 10h, pour les écoles de danse ;
    – Le lundi 18 mai, à 10h, pour les directeurs et 18 h pour les responsables associatifs des écoles de musique ;
    – Le jeudi 28 mai, à 10h, pour les ateliers théâtre.

    Merci de bien vouloir nous informer de votre souhait de participer à ces rendez-vous par téléphone (05.62.67.47.47) pour par mail (flamarque.addagers@gers.fr pour les écoles de musique & dansetheatre.adda32@gers.fr pour les écoles de danse et ateliers théâtre).

  • L’ampleur des conséquences du confinement pour les compagnies professionnelles du Gers

    Quels impacts de la crise sanitaire et du confinement pour les compagnies ?

    Dès le début de la période de confinement, l’Adda 32 a tenue à s’adresser aux compagnies professionnelles du Gers afin de tenter d’évaluer les conséquences du COVID-19 sur leurs activités.
    A ce jour, sur une cinquantaine de compagnies, l’Adda a eu des retours (questionnaires, échanges mails et téléphoniques) de la part de 35 d’entre elles, à savoir 67%. En raison du flou de la situation et du manque d’informations que peuvent avoir les compagnies, toutes ne sont pas en mesure de nous délivrer les informations demandées sur le questionnaire.

    Sur 22 compagnies ayant pu nous exprimer leur perception de l’impact et de la fragilisation de leur structure face à ces annulations, une majorité d’équipes artistiques se retrouve « beaucoup » ou « énormément » impactée (51%), que ce soit actuellement ou sur du plus long terme. Également, si l’impact est faible pour les compagnies, il n’en est pas de même pour les artistes intermittents. De plus, ces perceptions peuvent être amenées à évoluer, suivant la durée du confinement.

    En ce qui concerne la diffusion des spectacles des compagnies gersoises, sur 75 spectacles renseignés (et parfois séries de représentations, comme c’est le cas pour Carré Blanc Cie, entre autres), près de la moitié sont annoncés comme reportés. Pour les autres spectacles, si certains sont annulés, pour d’autres, aucune décision n’a été prise à ce jour.

    Dans une grande majorité des cas, les compagnies ne sont pas en mesure de payer les salaires des artistes et n’ont pas pour le moment décidé d’avoir recours au chômage partiel pour ceux-ci. Le fait de ne pas avoir de visibilité concrète sur la durée réelle du confinement et de ses incidences sur le secteur culturel (diffusion, accueil en résidence, actions culturelles etc…), ainsi que sur les reports des dates, ne permet pas forcément aux équipes artistiques de prendre des décisions financières et économiques quant à la gestion de leur trésorerie, paiement des salaires et recours au chômage partiel.

    Le fait de ne pas être impacté par des annulations de date de diffusion (ou du moins peu), n’est pas forcément représentatif de la situation de la compagnie et ne signifie pas pour autant que ce contexte de crise sanitaire et de confinement est sans conséquence. Les équipes artistiques sont amenées à exercer une grande diversité d’actions artistiques, reflet de la pluralité et de la richesse de ce secteur. La crise actuelle a bien un effet sur ces activités – artistiques ou autres – qui se retrouvent annulées ou remises en question :

    • Résidences de création
    Plusieurs compagnies gersoises dédiaient une grande partie des mois de mars à juin à des temps de résidence de création pour leurs nouveaux spectacles, avec parfois des actions culturelles en lien. C’était notamment le cas de la Cie Kiroul ainsi que du Collectif Random, avec des dates de premières à l’été. L’énergie, l’élan et le calendrier de la création se retrouve bousculés, des dates de premières sur des festivals ou lieux offrant une belle visibilité pour la compagnie se retrouvent annulées ou décalées d’un an. 

    • Répétitions
    De nombreuses compagnies se retrouvent dans l’incapacité de pouvoir répéter, ce qui a également un impact, comme toute autre activité, sur les heures d’intermittence.

    • Ateliers de pratique et actions culturelles (avec les amateurs, en milieu scolaire, en EHPAD…)
    Plusieurs compagnies ayant des projets d’éducation artistique à l’attention de différents publics voient leurs projets arrêtés temporairement. C’est le cas, entre autres, de La Langue écarlate avec le projet SPLASH, projet d’action culturelle territoriale, soutenu notamment par la DRAC, associant 60 amateurs ; de la cie Parfois l’oiseau qui propose des lectures en EHPAD, ou encore de La Relative avec Quel Cirque ?!, spectacle-médiation à l’attention des classes en élémentaire, qui se retrouve avec de nombreuses dates annulées et éventuellement reportées.

    • Formations, masterclass, stages
    Plusieurs équipes artistiques proposent, au printemps et pendant les vacances, des stages et formations à l’attention de professionnels et amateurs : la Cie OBRA avec l’organisation de stages d’été, animés par les artistes de la compagnie au centre Au Brana (avec des stagiaires venant d’Europe et d’ailleurs), ou encore la Compagnie Théâtre du Mouvement – Yves Marc qui proposait des stages en avril-mai, dans son lieu à Clavères ; la Cie A Pied d’œuvre qui devait donner un stage de de théâtre de 2 semaines, organisé par l’association La Cour des miracles ; Cirque Compost dans la cadre de la diffusion de On n’avait dit qu’on ne se touchait pas avec Graine de rue, qui proposait 40 heures de formation ; Kiosk dans le cadre d’un travail avec des choristes amateurs, sur plusieurs spectacles, ce qui correspond à l’annulation d’une soixantaine d’heures de pratique. 

    • Accompagnements artistiques auprès d’autres artistes et compagnies 

    • Tout le travail de prospection de lieux de diffusion pour la saison prochaine, de coproductions, de partenariats… qui se retrouve mis à mal, difficilement réalisable, et cela pour toutes les compagnies.
    En plus de fragiliser la situation économique des salariés et intermittents, de retarder les créations, d’empêcher les répétitions, cette période rend difficile la communication avec les diffuseurs, la recherche de partenaires, coproducteurs, de lieux potentiels de diffusion, d’accueil en résidence. Certaines équipes peuvent craindre de perdre leur élan et la connaissance/reconnaissance chez certains diffuseurs. Cette période peut aussi accroître l’idée selon laquelle il n’y aura pas de place pour tout le monde (davantage qu’en « temps normal »)…

    • Les lieux de résidence et de pratique artistique, gérés par des compagnies ou artistes et sources de fonds propres
    Ce sont des lieux qui constituent aussi une richesse pour le territoire gersois puisqu’ils offrent un grand et bel espace pour la pratique et la création, en pleine nature, permettant aux participants d’être logés. La pratique de résidence et de stage se retrouve remise en question pour les semaines et mois à venir.

    Cette situation de crise sanitaire et de confinement comporte bien des répercussions économiques pour l’ensemble des compagnies, bien que variables car les modes de gestions et de ressources sont divers selon les équipes artistiques, ainsi que sur leur calendrier. Ces conséquences peuvent être immédiates ou sur du plus long terme.

    >> Afin de continuer à échanger et cette fois-ci collectivement, nous proposons aux équipes artistiques gersoises le souhaitant un rendez-vous en visio le mercredi 13 mai, à 10h, avec l’équipe de l’Adda. Nous serons ravis d’être à votre écoute et de tenter d’envisager ensemble les semaines à venir. Merci de bien vouloir nous faire part de votre présence par mail (dansetheatre.adda32@gers.fr) ou par téléphone (05.62.67.47.47).

    >> Voir le questionnaire à destination des compagnies et structures de programmations

    Renseignements : Coralie Reboulet – chargée de mission danse, théâtre et cirque – dansetheatre.adda32@gers.fr

  • Les diffuseurs et programmateurs gersois – s’engager et imaginer l’ »après »

    Quels impacts et solutions en cette période de crise sanitaire ?

    Dans la démarche d’étude des impacts du COVID-19 sur les acteurs culturels gersois, l’Adda 32 s’est adressée aux diffuseurs gersois (réguliers et de saison). Sur une trentaine de questionnaires envoyés, l’Adda a reçu 10 retours (questionnaires et partages d’informations mails et téléphoniques), soit environ 28%. D’autres retours sont en cours, la situation étant actuellement davantage évaluable.

    Dans la majorité des cas, et notamment en ce qui concerne les diffuseurs de saison, les spectacles qui devaient avoir lieu sont reportés, ou du moins pas définitivement annulés.
    Beaucoup de programmateurs tentent donc de reporter les spectacles pour lesquels ils s’étaient engagés, bien que cette démarche s’avère assez complexe. En effet, il peut être difficile d’envisager une date de report dès à présent, et cela pour plusieurs raisons :
    o Non connaissance de la date réelle de reprise et non connaissance des conditions de celle-ci ;
    o Décalage des élections municipales qui peuvent avoir des conséquences sur l’avancée de la programmation et des projets des théâtres municipaux ;
    o Des engagements ont déjà été pris par certains lieux pour la saison 2020-2021 et le souhait de laisser la place à d’autres compagnies ;
    o Un équilibre artistique et temporel à trouver sur la saison prochaine, pour un public et un budget qui ne sont pas extensibles ;
    o Disponibilité des équipes artistiques et techniques.
    La question des reports se complexifie et prend de plus en plus d’ampleur dans un contexte de crise qui dure plusieurs mois… Avec des échéances de création qui deviennent difficiles, voire impossibles à tenir pour certaines compagnies.

    Aussi, si les conséquences économiques peuvent sembler moins flagrantes que pour les équipes artistiques, on peut quand même soulever qu’elles sont bien présentes (d’autant plus que plusieurs structures fonctionnent avec peu de fonds, de petites équipes de salariés et parfois uniquement grâce à l’engagement de bénévoles). Si les structures ne sont pas remises en cause, il peut y avoir la crainte pour certaines d’une perte de visibilité et de reconnaissance, car absente en cette fin de saison, de la part des spectateurs et des élus. Sans compter que dans ce contexte, il reste tout de même difficile pour les professionnels d’imaginer sereinement des projets d’éducation artistique, et autres, pour la saison prochaine.

    Il n’en est pas moins que plusieurs programmateurs cherchent à trouver des solutions, au regard des contraintes sanitaires pouvant être mises en place, pour imaginer les rencontres et temps de spectacles autrement, et permettre les rendez-vous avec les publics.

    Aussi, tous les programmateurs qui le peuvent tentent de s’engager auprès des compagnies : la plupart souhaitent reporter par solidarité et engagement auprès des compagnies, certains paient l’intégralité des coûts de cession pour les spectacles annulés.

    Afin d’échanger spécifiquement sur les difficultés rencontrées et partager des solutions, l’Adda et la commission des programmateurs de saison du Gers se réuniront en visio-conférence fin avril.
    >> Un point autour de ces questions, à l’attention de tous les diffuseurs du Gers le souhaitant, est proposé le mardi 19 mai, à 14h en visio conférence, avec l’équipe de l’Adda. Merci de bien vouloir nous mentionner votre présence par mail (dansetheatre.adda32@gers.fr) ou téléphone (05.62.67.47.47), nous serons ravis de vous accueillir.

    >> Voir le questionnaire à destination des compagnies et structures de programmation

    Renseignements : Coralie Reboulet – chargée de mission danse, théâtre et cirque – dansetheatre.adda32@gers.fr

  • Les festivals en quête de réponses

    Maintien, annulation, report ???

    Il ne se passe pas un jour sans que l’Adda 32 reçoive la confirmation d’une annulation d’un festival gersois en spectacle vivant. Aujourd’hui, c’est au tour de Jazz In Marciac d’en faire l’annonce publique relayé par tous les médias avec toutes les conséquences auprès des équipes artistiques et techniques, avec aussi tous les dommages collatéraux notamment auprès du secteur touristique comme l’hébergement, la restauration…

    Mais la décision est tout aussi difficile pour les organisateurs des « petits festivals » en raison notamment de consignes floues de la part du gouvernement : que définit-on par « petit » festival ? Qu’en sera-t-il après le 15 juillet ?

    Pour l’heure et concernant le département, nous avons été informés de 11 annulations* à ce jour dans le format habituel. Seul pour l’instant, Trad’Envie a reporté sa formule complète aux dates du 28 au 31 octobre 2020 ; Eclats de voix prévoit dans la mesure du possible de proposer 3 dates à l’automne non consécutives avec une période qui s’annonce déjà très encombrée…
    Kiosq’n’rock à Mirande, prévu début août, a d’ores et déjà annulé sa manifestation puisque l’équilibre budgétaire n’est réalisable qu’avec du sponsoring, et les entreprises mirandaises, soumises à un arrêt brutal d’activité, n’auront pas la capacité financière de soutenir comme les autres années le festival.
    Se pose aussi la question du public ; quelles seront ses envies ? Retrouver les créations artistiques très certainement, mais dans quelles conditions ? Est-ce que les conditions du déconfinement avec le port des masques, le respect des distances sociales ne seront pas finalement un frein à la fréquentation des œuvres ? Maintenir une programmation au risque d’un déséquilibre financier dû au manque de recette ne met-il pas en péril l’existence des festivals ? Ces questions se posent pour les organisateurs d’événementiels quelle que soit la dimension de la manifestation.
    A ce jour, et nous ne pouvons que le regretter, plus on avance dans cette crise et moins on en voit la fin… On peut toutefois affirmer que, pour certains, des réflexions sont menées sur leurs structurations, leurs rapports aux publics, les liens avec les différentes collectivités locales, qui engendreront sans doute de nouveaux formats de coopération, de conventions d’objectifs avec les partenaires, d’implication des populations…
    Dans ce contexte l’Adda redouble de vigilance et reste à l’affût de toutes décisions étatiques ou préfectorales qui favoriseraient un positionnement clair de la part des programmateurs, bénévoles ou professionnels, mais tous passionnés.
    Et pour rester en contact avec chacun des organisateurs de festivals en spectacles vivants, une invitation par mail à assister à une visio-conférence prévue le 26 mai à 14h sera proposée et animée par l’Adda 32.

    >> Voir le questionnaire à destination des festivals

    *Pirouette circaouette (Auch) – Les Bandas à Condom – Welcome In Tziganie (Seissan) – Duck à Dub (Pavie) – Eclats de Voix (Auch) – Rock’n Stock (Preignan) – Kiosq’n’rock (Mirande) – Rock’n Blues (Seysses-Savès) – Spirale à histoires (Riscle) – Tango à Saint-Puy – Jazz In Marciac

    Renseignements : Françoise LAMARQUE – chargée de missions musique et éducation artistique et culturelle flamarque.addagers@gers.fr

  • Stage de danse hip hop – Cie Virgule

    Stage de danse hip hop – Cie Virgule

    Samedi 28 mars à Auch

    En partenariat avec les programmations de L’Astrada – Marciac et de la Ligue de l’enseignement du Gers, l’Adda du Gers organise un stage de danse hip hop mené par le chorégraphe et danseur de la Cie Virgule, Virgile Dagneaux, le SAMEDI 28 MARS 2020, de 10h à 15h, à l’école de danse SB Danse à Auch.

    Ce stage autour de la démarche chorégraphique hip hop de Virgile Dagneaux, marquée par un langage chorégraphique rythmé et intuitif, mêlera technique et expérimentation par la création.

    Ce stage s’adresse aux danseurs amateurs, ados et adultes, de niveau intermédiaire.

    Originaire de Montpellier, Virgile Dagneaux débute par les claquettes, passe brièvement par la danse classique et contemporaine, avant de se consacrer aux danses hip-hop. Nourrit de ses collaboration et expériences diverses (Leela Petronnio, Hamid El Kabouss et Kader Attou…), à la recherche d’un langage chorégraphique rythmé et intuitif, il fonde la compagnie Virgule en 2015. L’occasion de se transformer en passeur d’histoires, en quête d’un théâtre physique et chorégraphique, à la façon de ses influences tel que Kader Attou ou James Thiérré.

    Pour en savoir plus sur la Cie Virgule, cliquez ici.

    Tarif : 10 €
    Renseignements & inscriptions : Coralie Reboulet – dansetheatre.adda32@gers.fr – 05.62.67.47.47

  • Résidence artistique théâtre en Grand Armagnac

    Résidence artistique théâtre en Grand Armagnac

    Avec le Collectif Protéiformes

    Suite à un diagnostic culturel mené par l’Adda 32 sur le territoire de la Communauté de communes du Grand Armagnac, et surtout grâce au fort intérêt exprimé pour le domaine du théâtre, en particulier par le collège Jean Rostand, la Communauté de communes et l’Adda 32, en partenariat avec les acteurs locaux – Collège Jean Rostand, Pôle Culturel d’Eauze et Service culturel de Cazaubon – ont souhaité initier l’expérience d’une résidence artistique de territoire pour le début de l’année 2020. Le Collectif Protéiformes, et notamment les artistes et comédiens Maëva Meunier et Guillaume Langou, ont été choisis pour mener cette résidence et ainsi rencontrer les différents publics pour transmettre leur démarche artistique théâtrale, au travers d’ateliers, de rencontres artistiques et de spectacles, autour des écritures dramatiques contemporaines.

    Le 25 février dernier a donc débuté la résidence artistique des 2 comédiens du Collectif Protéiformes. C’est dans l’enthousiasme et la curiosité des jeunes, des enseignants et des animateurs encadrants que les ateliers et rencontres artistiques ont eu lieu.
    Les élèves de 4e des 2 sites du Collège Jean Rostand (Cazaubon et Eauze) ont pu découvrir les outils nécessaires au travail de comédiens : le corps, la voix et l’imagination. A travers des exercices théâtraux et d’improvisation, les groupes ont travaillés ensemble, dans l’écoute et l’entraide. Sans oublier que ce travail de découverte comprend aussi un travail autour des textes, de leur mise en scène et en voix, toujours accompagnés par Maëva et Guillaume.
    Également, avec le service enfance-jeune de la Communauté de Communes, une vingtaine d’enfants des CLAS de Castelnau d’Auzan et d’Eauze, âgés de 6 à 12 ans, ont participé activement, avec leurs animateurs, à des ateliers d’initiation et de pratique théâtrale, dédiés aux fondamentaux de cette discipline artistique, au travail d’écoute, de rencontre et la prise de parole en collectif.

    En raison de l’épidémie du COVID-19, le projet n’a donc pu redémarrer comme prévu. Ce temps de résidence devait se terminer début avril, avec des rendez-vous s’inscrivant et complétant le festival de théâtre du Collège Jean Rostand « Th’rait d’union » lui aussi annulé.
    En lien avec la compagnie et les différentes parties prenantes de cette résidence, nous prévoyons un report des ateliers ainsi que des 2 représentations du Collectif Protéiformes :
    • Une version in situ de La Petite Histoire de Roméo et Juliette, créée pour Cazaubon-Barbotan-les-Termes qui devait être donné au Parc thermal Adrien Barthelemy ;
    La Petite Histoire, proposé au plateau du Cinéma-Théâtre d’Eauze.
    Dates de report à venir.

    Renseignements : Coralie Reboulet – chargée de mission danse, théâtre et cirque – dansetheatre.adda32@gers.fr

  • Julien Joubert is back…

    Julien Joubert is back…

    3ème Plan Chant Choral Départemental

    Forte de 2 années de partenariat, la coopération qui réunit Réseau Canopé, la DSDEN du Gers et l’Adda 32 proposera dès la rentrée prochaine un nouveau plan chant choral départemental avec comme compositeur invité Julien Joubert, qui fut l’artiste invité du premier Printemps de la voix en 2016.
    Ce plan se déclinera en 3 étapes distinctes :
    – la formation des enseignants
    – l’accompagnement de la pratique vocale dans les écoles avec Victoria Digon
    – la pratique vocale avec le projet de création d’un choeur académique départemental piloté par la DSDEN en partenariat avec Réseau Canopé et l’Inspe.
    Julien Joubert, compositeur très prolifique avec des comédies musicales (écrites avec Gaël Lépingle), des œuvres de musique symphonique et une soixantaine d’opéras pour enfants, dont plusieurs créés et enregistrés par la Maîtrise de Radio France, est avant tout un passionné par toutes les musiques (classique, film ou musique légère). Il lie dans chacune de ses activités musicales (composition, enseignement, chant…) modernité et émotion dans un constant souci d’accessibilité. Julien sillonera le département à plusieurs reprises sur l’année à la rencontre des enseignants et des élèves avec, en fin d’année, des représentations publiques.
    Un appel à candidature sera formulé dans les prochaines semaines avec dans un premier temps une demande de pré-inscription, et la confirmation des inscriptions se finalisera à la rentrée de septembre.
    Renseignements : Françoise Lamarque – chargée de missions musique et EAC
  • On reste en contact !

    On reste en contact !

    Avec Aurianne Abécassis – Report des rencontres régionales au plateau

    En octobre 2019, l’Adda du Gers, et les 6 agences départementales de développement artistique de la Plateforme interdépartementale des arts vivants en Occitanie, ont initié un projet de commande d’écriture auprès d’une autrice de théâtre contemporain, Aurianne Abécassis, sur le thème des écritures connectéesEn quoi les écritures connectées influencent nos comportements et nos rapports à autrui ?

    Ce projet, On reste en contact, se déclinait en différents temps – d’octobre 2019 à mai 2020 – et a associé en premier lieu 4 à 6 personnes issues de chaque département, amateurs-curieux de théâtre et d’écriture, pour participer au processus de création et d’écriture à distance. Cette aventure aboutit à la réalisation d’une pièce théâtrale par Aurianne Abécassis, inspirée de ces différents échanges – virtuels et réels – avec les participants, ainsi que par la présentation de cette pièce au plateau, qui devait avoir lieu le 16 mai 2020 à Samatan, réunissant les 7 départements.

    Comme pour beaucoup de projets, le contexte de crise sanitaire et de confinement est venu bousculer le calendrier du projet On reste en contact, et notamment les étapes de mise en scène et de rencontre régionale au plateau.
    Cependant, et grâce à la volonté de l’autrice, de l’ensemble des partenaires et des participants, il ne s’agit pas d’une annulation mais bien d’un report des dernières « phases » du projet pour l’automne 2020.
    Cette aventure – qui aurait difficilement pu être plus d’actualité dans un contexte où la plupart de nos liens et échanges passent par les écritures connectées et les moyens numériques – continue !
    En effet, le texte de théâtre écrit par l’autrice Aurianne Abécassis, nourri des différents échanges avec les participants au projet, sera délivré fin juin à ces mêmes participants. S’en suivra ensuite, à l’automne, la mise en scène des 7 épisodes de ce texte et la rencontre régionale au plateau, à la Halle aux Grains de Samatan (salle Jean-Claude Brialy) – en partenariat avec le Grain à moudre et la Ville de Samatan.

    Le travail de mise en scène et mise en voix autour du texte de théâtre écrit par Aurianne Abécassis sera mené par Kate Papi de la Cie OBRA et aura lieu à l’automne 2020 (entre mi-septembre et mi-novembre). Ces prochaines étapes du projet sont ouvertes à de nouveaux participants gersois (dans la limite de 7 personnes, amateurs et curieux de théâtre) >> Informations et calendrier à venir prochainement.

    >> Projet initial On reste en contact – en cours de modification.
    >> Article paru dans le magazine La Scène « Des SMS pour écrire des pièces de théâtre »
    >> Biographie d’Aurianne Abécassis et interview autour de ses derniers textes publiés sur le site théâtre-contemporain.net.

    Renseignements : Coralie Reboulet – 05.67.67.47.46 – dansetheatre.adda32@gers.fr

  • Formation administrative : Organiser un spectacle

    Formation administrative : Organiser un spectacle

    Avec Fred Cauchetier, conseiller en gestion, le samedi 8 février à Auch

    Nous vous proposons de renouveler l’action de formation-information que nous avons organisée fin 2018 et début 2019 avec Fred Cauchetier, conseiller en gestion, sur les questions administratives liées à l’organisation d’un spectacle, le samedi 8 février de 9h30 à 12h30 à CIRCa.

    Nous vous demandons de vous inscrire en nous adressant un mail à dmonge.addagers@gers.fr

    Dans ce mail d’inscription nous vous proposons, afin d’être le plus perspicace possible, de nous faire part de points spécifiques que vous voudriez voir aborder.

    Contact : Danièle Monge – Adda 32 – 05 62 67 47 42 – dmonge.addagers@gers.fr